Derrière le Covid-19, le Brexit patine toujours
Pas de « progrès tangible » et un Royaume-Uni qui refuse de « s’engager sérieusement » dans les discussions. Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, a regretté vendredi le manque d’engagement des Britanniques, à l’issue d’une semaine de discussion sur la future relation post-Brexit.
« Le Royaume-Uni n’a pas voulu s’engager sérieusement sur un certain nombre de points fondamentaux », a regretté Michel Barnier. « Le Royaume-Uni ne peut pas refuser de prolonger la transition et dans le même temps ralentir les discussions dans certains domaines », a ajouté le négociateur en chef, alors que les Britanniques ont réaffirmé leur volonté de ne pas prolonger la période de transition qui s’achève à la fin de l’année.
Le gouvernement britannique a reconnu de son côté que les avancées étaient pour le moment timides.
La crise sanitaire et économique actuelle n’aide pas à faire avancer le dossier, les Etats étant préoccupés par d’autres sujets. Ce deuxième round des négociations a également été interrompu six semaines à cause du coronavirus. Michel Barnier et son alter ego britannique, David Frost, ont tous deux été touchés par la maladie.
Les autres séances de négociations auront lieu en mai puis début juin. « Nous devons les utiliser pour faire de vrais progrès tangibles dans tous les domaines », a insisté Michel Barnier.
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