Davos place l’urgence climatique au cœur des débats
Les dirigeants vont discuter commerce, croissance, régulation des technologies, mais aussi réchauffement climatique.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Capucine Cousin
La 50e édition du Forum économique de Davos se tiendra du 21 au 24 janvier 2020.
-
Copyright World Economic Forum/Manuel Lopez(CC BY-NC-SA 2.0)
A partir de mardi, le gratin des décideurs politiques et économiques mondiaux se réunit dans la station des Alpes suisses pour la 50e édition du Forum économique de Davos (WEF). Si l’événement fondé par Klaus Schwab a pour réputation de porter aux nues la mondialisation et la quatrième révolution industrielle mondiale, cette année, le réchauffement de la planète s’impose comme sujet prioritaire – une première dans l’histoire de Davos. Certes, il sera aussi question de géopolitique, entre les 53 chefs d’Etat et de gouvernement attendus, dont le président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel. En revanche, Emmanuel Macron n’est pas annoncé, ni le premier ministre britannique Boris Johnson.
Les cinq premières préoccupations des 750 chefs d’entreprise sondés, à l’orée de cette nouvelle décennie, sont toutes liées à l’environnement, selon le rapport annuel «Global Risks» publié mercredi dernier par le WEF. Alors que de violents incendies en Australie témoignent de cette urgence climatique et de la nécessité pour les gouvernements d’agir, «le paysage politique est polarisé, le niveau de la mer monte et les feux liés au climat font rage», soulignait dans un communiqué le président du Forum, Borge Brende.
Durant ces quatre jours de conférences, les équipes de Klaus Schwab, entourées de patrons engagés, présenteront ainsi 150 «projets phares», dont un d’unification des normes de RSE (responsabilité sociale et environnementale) au niveau mondial et une initiative pour planter 1.000 milliards d’arbres, selon le Financial Times. Pour la deuxième année, la jeune militante Greta Thunberg est elle aussi attendue.
Des dirigeants de «Big Tech», conviés à Davos, devront aussi dire en quoi leurs entreprises peuvent «faire le bien». Satya Nadella, qui a promis la semaine dernière que Microsoft serait «zéro carbone» d’ici dix ans, Sundar Pichai (Google), ainsi que Ren Zhenghei de Huawei, sont eux aussi attendus au Forum.
Ils seront aussi amenés à réagir sur la fiscalité sur le numérique. Alors que le projet d’un impôt sur les Gafa (Google, Amazon et consorts) divise les Etats-Unis et les pays européens, une trêve est possible : Donald Trump et Emmanuel Macron s’en sont entretenus par téléphone dimanche soir, et ont convenu de laisser les négociations se poursuivre cette année dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). A ce sujet, une réunion est prévue entre le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, et le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides