Coller dépasse son objectif en levant un fonds de 5,5 milliards de dollars
Coller Capital (Coller), l’un des premiers investisseurs mondiaux sur le marché secondaire du capital investissement, accroît une nouvelle fois sa force de frappe. Après un fonds levé en 2002 pour 2,6 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros), suivi par un véhicule en 2006 de 4,8 milliards de dollars, la société vient de boucler un fonds de 5,5 milliards. Ce dernier véhicule secondaire, de sixième génération, visait initialement 5 milliards de dollars.
«Le capital investissement secondaire est un marché très dynamique. Les investisseurs anticipent une importante vague d’opérations, portées notamment par des cessions de la part des banques soumises à de plus fortes contraintes réglementaires», explique à L’Agefi Jeremy Coller, directeur général de Coller. Axa Private Equity a récemment établi un record en bouclant le mois dernier le plus important fonds secondaire de l’histoire, de 7,1 milliards de dollars.
Lancée officiellement en avril, la levée du véhicule de Coller aura été bouclée en quinze mois, soit une durée inférieure à la moyenne du secteur. Depuis le début de l’année, la durée moyenne d’une levée de fonds s’élève à 16,7 mois, contre 18,5 mois sur 2011, selon des données Preqin.
Coller, qui investit dans des participations détenues dans des fonds de capital investissement, ou dans des portefeuilles d’investissement directs dans des sociétés privées, ciblera, à l’image des précédents fonds, des investissements compris entre un million et plus d’un milliard de dollars.
Dans le cadre de ce dernier fonds, «800 millions de dollars ont d’ores et déjà été investis», dans des opérations telles que Credit Agricole Private Equity (devenu Omnes Capital), indique Jeremy Coller. «Nous disposons d’un flux d’investissements potentiels très important», poursuit le directeur général.
Plus de 200 investisseurs ont engagé des capitaux dans le véhicule. Les fonds de pension ont représenté les principaux souscripteurs, avec 53% des capitaux engagés, contre 15% pour les fonds souverains et 10% pour les assureurs. Le solde des engagements provient de family offices ou de gérants d’actifs. «Les grands investisseurs des zones émergentes tendent à engager plus de capitaux dans le capital investissement secondaire, tandis que ceux basés en Europe et en Amérique du Nord réduisent la voilure pour l’instant», souligne Jeremy Coller.
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