Citigroup relève la part de ses bonus payable en actions au titre de 2010
A l’image de plusieurs de ses concurrents et compatriotes, Citigroup révise le mode de paiement de ses bonus au titre de l’exercice 2010. La banque américaine entend relever la part de ses bonus payable en actions à 50%, contre 40% un an plus tôt. Selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg, cette part constituerait une moyenne, le paiement des bonus pouvant varier d’un banquier à l’autre. Citigroup n’a pas souhaité faire de commentaires.
Cette décision intervient à l’heure où les banques américaines sont observées de près sur la façon dont elles traitent leurs bonus, notamment au regard de la législation beaucoup plus contraignante véhiculée en Europe. Alors que les députés européens se sont accordés sur le versement de 40 à 60% des bonus sur un horizon de trois à cinq ans, la Réserve fédérale et la SEC, qui étudient un nouveau cadre réglementaire, ne se sont pas encore prononcées. Dès lors, plusieurs autres banques américaines anticipent un durcissement des règles. Morgan Stanley a ainsi prévu de réaliser un versement différé sur 60% du montant de ses bonus versés au titre de 2010. La banque avait mobilisé 16 milliards de dollars dans le paiement de ses salaires et bonus en 2010, contre 14,4 milliards en 2009.
Mi-décembre 2010, Goldman Sachs a initié le mouvement en déposant auprès de la SEC un programme, toutefois vague, de rémunérations basées sur les performances futures du groupe. Destinés à des «employés clés», les bonus de la banque ont vocation à être calculés en fonction de divers indicateurs tels que le rendement des capitaux et pourront être payés en numéraire ou en titres. Ces bonus seront assortis de provisions permettant leur annulation ou leur remboursement.
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