Chute de la part des M&A dans les revenus de la BFI
Les fusions & acquisitions (M&A) tirent à la baisse les revenus de la banque de financement et d’investissement (BFI). Tandis que les revenus des banques d’affaires ont diminué par rapport à la même période de 2008 de 23 % depuis le début de l’année, à 34,6 milliards de dollars, ceux générés par les activités de M&A ont chuté de 52 %, à 7,5 milliards. Conséquence, selon des données compilées par Dealogic, la part des revenus des fusions et acquisitions ne représente plus que 22 % de l’ensemble des gains de la BFI, contre 37 % pour l’ensemble de l’année dernière, revenant ainsi à leur niveau de 2003.
Une tendance qui se retrouve également avec les prêts syndiqués (voir graphique), au moment où les acteurs des fusions & acquisitions évoquent des difficultés à financer leurs opérations. En l’occurrence, la part des prêts syndiqués dans l’ensemble des revenus de la BFI a été divisée par plus de deux, à 7 % depuis le début de l’année après avoir représenté près de 20 % entre 2003 et 2007. Rien d’étonnant au regard des revenus générés par les prêts syndiqués depuis le début de 2009 qui sont tombés à leur plus bas niveau depuis 1996, à 2,6 milliards de dollars (-67 % par rapport à la même période en 2008).
Ces baisses ont profité aux activités de marché de capitaux (dette et actions), qui assurent en effet 70 % des revenus engrangés par la BFI depuis le début de l’exercice, alors qu’ils n’en représentaient que la moitié au cours des deux dernières années. Un espoir tout de même, la légère reprise de l’activité de M&A en cette rentrée, à l’image des visées de Kraft sur Cadbury ou de l’accord Orange/T Mobile en Grande-Bretagne.
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