Christian Noyer appelle les banques à soutenir le financement des PME
C’est un appel à la défense du financement des PME/ETI qu’a lancé hier soir le gouverneur de la Banque de France lors de ses voeux à la place. Certes, la demande a nettement ralenti au cours des derniers mois, «mais il faut aussi, bien sûr que l’offre reste suffisamment large, pour que les PME et les ETI, qui n’ont que rarement accès aux marchés, puissent passer la période conjoncturelle actuelle sans connaître des difficultés supplémentaires», a noté Christian Noyer. «Les crédits de trésorerie doivent en particulier demeurer suffisamment disponibles et leurs conditions d’octroi ne pas être systématiquement durcies», a-t-il ajouté.
Les dernières statistiques trimestrielles de la Banque de France montrent une diminution du taux de pleine acceptation des demandes de crédits de trésorerie pour les PME. Il s’est élevé à 62% au quatrième trimestre après 68% au troisième trimestre. La situation apparaît plus positive pour les ETI avec un taux de pleine acceptation de 88%. «Je vous invite donc à éviter, de façon générale, une poursuite du fléchissement de l’offre qui aggraverait la situation des entreprises et rendrait plus difficile le nécessaire redressement de la conjoncture», a lancé Christian Noyer à l’adresse des représentants du secteur bancaire.
Le gouverneur a également commenté le mouvement de réallocation des placements financiers vers les produits d'épargne bancaire, sur fond de relèvement du plafond du livret A et du livret de développement durable. Tout en se disant conscient des tensions que ces évolutions créent sur la collecte des ressources bancaires et de l’assurance vie, Christian Noyer appelle les établissements de la place «à continuer à faire preuve de prudence et de responsabilité dans la recherche des ressources clientèle».
«Il est primordial qu’il soit correctement tenu compte des conditions de marché pour fixer le niveau de rémunération des produits financiers, bancaires comme d’assurance vie», a-t-il soutenu. Une mise en garde contre la tentation de lancer des offres commerciales trop agressives. Et le gouverneur d’assurer que la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) veilleront au grain en la matière.
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