Change Capital poursuit sa stratégie d’investissements ciblés avec Paule Ka
La société de capital-investissement Change Capital Partners vient d’entrer au capital de la marque de prêt-à-porter féminin Paule Ka à hauteur de 70%, pour un montant tenu secret. Cette opération a été financée en fonds propres à 100% par le second fonds de la société, doté de 190 millions et actuellement investi à environ 70%.
«Le retour sur investissement se fait soit par l’effet de levier, soit par l’effet opérationnel. Pour Paule Ka, nous l’avons acheté uniquement en equity et nous pensons pouvoir atteindre nos objectifs de retour comme cela», indique Stephan Lobmeyr, associé chez Change Capital.
La famille du fondateur de la marque, Serge Cajfinger, réinvestit également dans le capital et en sera actionnaire à 30% tandis que le fonds FCPR Patrimoine et Création, géré par CDC Entreprises, cède ses parts minoritaires.
S’appuyant sur l’expérience dans le secteur de son fondateur Luc Vandevelde, ancien président de Carrefour et de Marks & Spencer, et de Roger Holmes, ancien directeur général de Marks & Spencer, Change Capital poursuit ainsi sa stratégie d’investissement dans des sociétés spécialisées dans la distribution et les biens de consommation. Il s’agit de sa quatrième acquisition en quelques mois, après le rachat de Macduff (crustacés) en avril, de SchneeKoppe (aliments énergétiques) en février et de Rossopomodoro (chaîne de restauration) fin 2010.
Change Capital n’exclut pas de réaliser une ou plusieurs autres acquisitions cette année. «On a toujours un pipeline intéressant, donc on verra», souligne Stephan Lobmeyr. En revanche, aucune sortie n’est à l’ordre du jour. Après avoir cédé la société Republic au fonds TPG Capital en juin 2010 pour 300 millions de livres, le groupe entend désormais faire fructifier ses investissements, son plus ancien, la société Hallhuber (également dans le prêt-à-porter), datant de septembre 2009.
«Nous ne prévoyons pas de sortie tout de suite, Hallhuber va très bien. Nous y sommes depuis deux ans et nous pensons qu’il y a encore beaucoup de potentiel», affirme l’associé, qui précise que les investissements de Change Capital durent généralement entre quatre et six ans. Son premier fonds, qui a vécu entre 2004 et 2010, avait permis de doubler la mise initiale de 300 millions d’euros, indique Stephan Lobmeyr.
Le groupe envisage par ailleurs de créer un troisième véhicule d’investissement, mais sans doute pas avant le quatrième trimestre 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Payée en numéraire, cette acquisition qui dépasse 20 milliards d’euros risque de peser sur la structure de bilan de l’équipementier électrique français. -
Le risque France se propage aux obligations d’entreprises
L’immunité pour le marché du crédit est terminée. Celui-ci s’écarte à son tour, affecté par la volatilité sur les taux. Les émetteurs français sous-performent alors que le spread entre la France et l’Allemagne a atteint un plus haut de près de quinze ans même si les groupes internationaux peuvent jouer les actifs refuges. -
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Qui est Jay Clayton, le nouveau « tsar » de l’IA aux Etats-Unis ?
Nommé par Donald Trump pour piloter la Super Intelligence Force, le directeur du renseignement national hérite d'un domaine stratégique sans posséder d'expertise technique -
StratégieViolences, risques de récupération… : comment les syndicats veulent contourner les pièges du mouvement des lycéens
Face à la fronde des lycées, les organisations syndicales tentent d'encadrer la mobilisation prévue mardi à Paris, prudentes face au risque d'être accusée de faire de la récupération -
Têtes brûléesBlocage des lycées : la colère sans mode d'emploi
Après deux semaines de blocus lycéens, organisations lycéennes, étudiantes et syndicales manifestent ce mardi 6 octobre. Une tentative de structurer un mouvement jusqu'ici gazeux, souvent violent, et insaisissable pour le gouvernement