CASA a contenu son coût du risque au premier trimestre
L’entité cotée a également réussi à maîtriser ses charges d’exploitation. L’activité a été contrainte dans la BFI mais dynamique dans les réseaux
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Antoine Duroyon
Photo: PHB
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Aminci dans la banque de financement et d’investissement (BFI) et délesté de son fardeau grec Emporiki, Crédit Agricole SA (CASA) a publié ce matin des résultats trimestriels marqués par son plan d’adaptation. Compte tenu de la réduction de la voilure pilotée en 2012, le produit net bancaire des métiers ressort au premier trimestre à 4,77 milliards d’euros, soit une baisse de 9% (-471 millions d’euros) par comparaison au premier trimestre de l’an dernier. Hors retraitement de la réévaluation de la dette, de la valorisation du risque de contrepartie et de crédit (CVA/DVA) et du spread émetteur (AHM), il s'élève à 3,85 milliards d’euros.
Avec des marchés de produits de taux en retrait et un effet de base défavorable, les revenus de la BFI s’inscrivent en recul de 228 millions d’euros. En revanche, la banque de proximité en France a montré sa résistance, avec une collecte bilantielle en hausse de 5,4% sur un an. Dans la gestion d’actifs, Amundi a enregistré une collecte de 11,1 milliards d’euros.
Dans ce contexte, les charges d’exploitation de CASA ont baissé de 3,5% pour s'établir à 2,87 milliards d’euros. Les effectifs ont diminué dans les services financiers spécialisés et la BFI de respectivement 5% et 11%. «Le coût du risque est resté modéré, ce qui reflète la baisse enregistrée chez Agos Ducato (filiale italienne de crédit à la consommation)», a souligné Jean-Paul Chifflet, directeur général de CASA lors d’une conférence téléphonique. Il s'élève à 765 millions d’euros, en repli de 18,9% sur un an, soit 68 points de base sur encours.
Le provisionnement a atteint 232 millions d’euros pour Agos Ducato, soit moins que la prévision annoncée de 250 millions d’euros par trimestre, a souligné Bernard Delpit, directeur financier de CASA. Au bout du compte, le résultat net part du groupe s’inscrit à 469 millions d’euros (726 millions après retraitement de la réévaluation de la dette et CVA/DVA).
En matière de solvabilité, la déconsolidation d’Emporiki a eu un impact positif de 44 points de base (-15,5 milliards d’euros d’emplois pondérés) sur le ratio core tier one (Bâle 2.5) mais l’application de la transposition française de la directive conglomérat (assurances) à compter de 2013 a entraîné un effet négatif de 113 points de base (+40 milliards d’euros d’emplois pondérés). Compte tenu de ces changements, le ratio core tier one ressort à 8,5%, contre 9,2% en décembre dernier. A méthode inchangée, il atteint 9,7%.
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