Carlyle s’adapte à la nouvelle donne dans le LBO européen
Face à un marché du LBO en berne, particulièrement en Europe, Carlyle s’adapte à ce nouvel environnement.
Le fonds d’investissement chercherait ainsi à lever trois milliards d’euros pour son prochain véhicule de quatrième génération dédié à des opérations à effet de levier sur le Vieux continent, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg. Si ce montant se révèle significatif, il se montre toutefois bien inférieur à celui du précédent véhicule, Carlyle Europe Partners III, levé en 2006 pour 5,4 milliards d’euros.
Ce dernier véhicule a généré un multiple de 1,2 fois le capital investi et un modeste taux de rendement interne (TRI) de 4% à fin septembre. Le fonds II, levé en 2003 pour 1,8 milliard d’euros, avait affiché un multiple de 1,8 fois l’investissement et un TRI de 21%. Carlyle prévoit de lancer la commercialisation de son fonds IV ce mois-ci. Interrogé par L’Agefi, la société américaine n’a pas souhaité faire de commentaires.
Carlyle cible dans le cadre de ce type de véhicules des sociétés européennes dont la valorisation dépasse les 200 millions d’euros. Carlyle disposait à fin septembre de 157 milliards de dollars (120 milliards d’euros) d’actifs. Le fonds d’investissement a récemment levé un véhicule de 1,4 milliard de dollars, soit près du double de l’objectif initial, dédié à des investissements dans le secteur de l’énergie.
Outre l’absence d’activité dans le paysage du LBO, les fonds doivent par ailleurs se montrer des plus convaincants pour séduire les institutionnels, échaudés par la crise et soumis à de plus fortes contraintes réglementaires. La concurrence se révèle par ailleurs rude, 1,918 véhicules cherchant à lever 796,5 milliards de dollars à l’échelle mondiale, selon des données Preqin à fin septembre.
En Europe, le plus important fonds en cours de levée est celui de Permira, qui vise 6,5 milliards d’euros. Toutefois, alors que le processus a été lancé il y a plus d’un an, aucun bouclage, même intérimaire, n’a encore été réalisé. Nordic Capital, qui visait initialement 4 milliards d’euros pour son dernier véhicule, a réduit son objectif à 3 milliards d’euros.
Dans cet environnement difficile, plusieurs acteurs du capital investissement, à l’image de Duke Street, ont ajourné leur levée de fonds et sollicitent désormais leurs investisseurs au cas par cas.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit