Carlyle parvient à lever 3,75 milliards d’euros pour son nouveau fonds européen
L’appétit des investisseurs pour l’Europe ne se dément pas. Carlyle a annoncé hier avoir clôturé son fonds Carlyle Europe Partners IV, son quatrième fonds de LBO (leveraged buy-out) ciblant l’Europe. Le gestionnaire d’actifs a finalement levé 3,75 milliards d’euros, dépassant son objectif de 3 milliards fixé lors du lancement du fonds il y a près de trois ans. Il s’agit du deuxième plus important fonds de ce type bouclé cette année, derrière Bridgepoint Europe V (4 milliards) et devant PAI Europe VI (3,3 milliards), d’après les chiffres compilés par Preqin.
La société a été aidée par un environnement favorable. David Rubenstein, le cofondateur de Carlyle, déclarait ainsi au début du mois que «l’Europe est très attractive pour les investissements, les prix sont environ 20% plus faibles qu’aux Etats-Unis pour des actifs comparables». Les bonnes performances du précédent fonds européen de Carlyle, qui avait levé 5,4 milliards d’euros en 2007, ont également facilité la collecte. D’après les résultats du deuxième trimestre de la société publiés ce mercredi, il atteint une valorisation de 2,1 fois l’investissement initial et un taux de rentabilité interne annualisé de 20%. Dernièrement, le fonds a cédé ses parts dans Moncler, Numericable et la holding de Patrick Drahi, Altice.
«Il y a eu un très gros soutien des anciens souscripteurs», précise une source proche du dossier, «avec une forte implication des équipes de Carlyle, qui ont investi 250 millions d’euros». Parmi les 140 investisseurs, un tiers vient d’Europe, un tiers d’Amérique du Nord et un tiers d’Asie et du Moyen-Orient. «Nous notons une évolution mais qui est globale sur le marché, il y a moins de banques et plus de fonds souverains», ajoute la source. Le fonds a déjà réalisé quatre investissements, dont deux en France, dans Homair, spécialiste du camping, et Custom Sensors and Technology, fabricant de capteurs et de contrôleurs.
Généraliste, le fonds cible des investissements entre 125 et 275 millions d’euros dans des entreprises moyennes, même si les gestionnaires n’excluent pas des co-investissements ponctuels plus importants avec des investisseurs du fonds. Dans ce cas les investissements pourront aller jusqu’à 1 milliard d’euros et la valeur d’entreprise, dette incluse, jusqu’à 2 milliards.
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