BPCE se sépare de deux dirigeants de Natixis Factor et du Crédit Foncier
BPCE fait du ménage dans ses filiales. Jérôme Lacaille, directeur général de Natixis Factor et membre du comité exécutif de Natixis, a quitté ses fonctions il y a quelques jours, visiblement remercié, a appris L’Agefi de sources syndicales. Son prédécesseur à la tête de cette société d’affacturage, Philippe Pétiot, a quant à lui dû abandonner son poste de directeur général délégué (DGD) du Crédit Foncier, à l’issue d’un conseil d’administration qui s’est tenu mardi dernier, affirment d’autres sources concordantes, confirmant une information de Business Immo.
Natixis ne fait pas de commentaires. Le Crédit Foncier indique seulement que Bruno Deletré, son directeur général, reprend par intérim les fonctions de Philippe Petiot, jusque-là en charge du développement commercial du Crédit Foncier (l’autre DGD étant responsable des finances et des opérations). Il assurera aussi la présidence du Crédit Foncier Immobilier, une filiale dont le patron Stéphane Imowicz est lui aussi parti soudainement le mois dernier. Artisan de la fusion entre sa société Ad Valorem et les activités de services immobiliers (expertise, vente…) du Crédit Foncier, Stéphane Imowicz avait alors été remplacé provisoirement… par Philippe Pétiot.
Les raisons de ces départs restent floues. Celui de Philippe Pétiot serait lié à ses anciennes responsabilités chez Natixis Factor, qu’il dirigeait jusqu’en septembre 2013 avant d’être remplacé par Jérôme Lacaille. Tous deux font-ils les frais de dysfonctionnements découverts au sein de la société d’affacturage ? Des sources syndicales des deux groupes évoquent des «pertes» et un «problème avec un client», mais ces hypothèses sont balayées par une autre source interne à Natixis.
Quatrième acteur de l’affacturage en France, Natixis Factor propose aux entreprises des solutions de gestion des créances de leurs clients (financement, assurance et recouvrement), en direct et via les banques populaires et caisses d’épargne. Son chiffre d’affaires affacturé a atteint 29,8 milliards d’euros en 2013, mais son rythme de croissance (+5%) a été moindre qu’en 2012 (+ 14,4%). La filiale de Natixis est alors passée juste sous la barre des 15% de parts de marché en France.
Spécialiste du crédit immobilier, le Crédit Foncier poursuit de son côté la restructuration entamée en 2011, sous l’impulsion de Bruno Deletré. Il a fait le ménage dans son bilan, au prix d’une perte nette en 2013, et compte se mettre davantage au service des réseaux de BPCE.
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