Boris Johnson crée une cotisation sociale Covid de 1,25%

Boris Johnson, Premier ministre britannique.
Boris Johnson, Premier ministre britannique.  -  Crédit Gov. UK.

La rumeur d’une nouvelle taxe Covid en Grande-Bretagne allait bon train depuis quelques jours. C’est maintenant officiel. Boris Johnson, le Premier ministre britannique, a annoncé ce mardi son intention de créer une taxe de 1,25% venant augmenter le taux de cotisation sociale des entreprises et des salariés. Actuellement, ceux-ci paient une assurance nationale comprise entre 12 et 14% de leurs revenus, selon leur niveau de salaire, et qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu.

Au total, cette nouvelle taxe concerne environ 25 millions de personnes et servira à financer le système de protection sociale et de santé britannique. Dans le même temps, les taux d’imposition sur les dividendes des actionnaires augmenteront du même montant. Cette taxe devrait être opérationnelle à partir du mois d’avril 2022 et pourrait, selon le gouvernement, générer environ 35 milliards de livres (40 milliards d’euros) de recettes sur trois ans. Le ministre veut aussi mettre en place un plafond de frais de santé qu’un individu pourrait payer tout au long de sa vie. Cette somme serait limitée à 86.000 livres à partir de 2023, mais n’inclurait pas certains frais, comme ceux d’hébergement en maison de santé.

Contre-feux

Outre-Mache, le sujet de l’imposition est sensible. Les conservateurs avaient, en 2019, assuré lors de leur campagne électorale qu’ils n’augmenteraient pas les impôts sur le revenu, sur la TVA ou ceux liés à la santé. Même si la situation est exceptionnelle, et que le système de santé britannique attend une réforme depuis des années, cette nouvelle taxe pourrait donc leur coûter de nombreuses voix à l’avenir. De l’autre côté de l’échiquier, les travaillistes s’érigent aussi contre cette taxe, arguant qu’elle toucherait notamment les bas salaires et les jeunes.

Devant le Parlement, Boris Johnson a justifié sa décision en déclarant que « ce serait une erreur de ma part de dire que nous pouvons financer cette reprise sans prendre des décisions difficiles mais responsables sur la manière dont nous la finançons ».

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