Boeing pourrait coûter un demi-point à la croissance américaine
Les problèmes traversés par Boeing en raison de la crise du 737 MAX pourraient amputer la croissance de l'économie américaine d’un demi-point de pourcentage en 2020, estime le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin.
«Boeing est un des principaux exportateurs et, avec le 737 MAX, je pense que cela pourrait affecter le PIB jusqu'à un demi-point cette année», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne américaine Fox News. Le gouvernement américain tablait jusqu'à présent sur une croissance comprise entre 2,5% et 3% cette année, mais «cela pourrait être plus proche de 2,5% après l’ajustement lié à Boeing», a ajouté Steve Mnuchin.
La croissance «aurait été de 3% autrement. Il ne fait aucun doute que l’USMCA [l’accord commercial entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, ndlr] et l’accord avec la Chine auront un effet très positif sur la croissance», a-t-il ajouté. Le Canada, le Mexique et les Etats-Unis ont signé en décembre dernier un nouvel accord de libre-échange. Il se substituera à l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entré en vigueur en 1994, qui représente 1.200 milliards de dollars d'échanges annuels, dont un tiers des exportations agricoles américaines. Une première version de l’accord commercial sino-américain, censé mettre fin à des mois de bataille commerciale, doit être dévoilé mercredi.
La flotte mondiale de 737 MAX a été clouée au sol en mars dernier à la suite de deux accidents mortels et la date de remise en service de l’appareil reste incertaine. Boeing a annoncé en décembre une suspension de la production de ce modèle dans l’attente de l’homologation par les autorités de régulation de sa version révisée.
Plus d'articles du même thème
-
Les robots humanoïdes pourraient aussi envahir les usines
Portées par les avancées de l’IA, les entreprises testent également ces machines dont la morphologie facilite l’intégration à moindre coût dans le secteur industriel. Avec là aussi, au-delà des gains financiers possibles à court terme, des risques macroéconomiques liés à cette polyvalence à plus long terme. -
Kevin Warsh a plutôt rassuré les marchés
Le nouveau président de la Fed n’a pas déçu les attentes d’une hausse de taux après son revirement «restrictif» de Jackson Hole. De quoi renforcer sa crédibilité malgré les tweets toujours contradictoires de Donald Trump. Les autres membres du FOMC affichent encore pour la suite une certaine prudence, qui devrait quand même les amener à une hausse de taux supplémentaire jusqu’à 4,25%. -
La Banque d’Angleterre se refuse à augmenter son taux directeur trop tôt
L'inflation a bien augmenté mais ses effets restent contenus en raison des taux de crédit plus élevés et d'un marché du travail morose. La banque centrale préfère attendre encore un peu, plutôt que de risquer d'affaiblir la croissance.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La nouvelle direction de Sanofi va devoir sortir du marasme la R&D du groupe
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
Contenu de nos partenaires
-
Des chiffres et des lettresBudget : 54 milliards d'euros d'effort ? Comment Sébastien Lecornu gonfle la note
Pour rassurer les marchés financiers et marquer les esprits, Matignon affiche un chiffre colossal d'efforts pour le prochain budget. Voici pourquoi le calcul est largement surévalué -
New York avec toiPourquoi Emmanuel Grégoire rencontre-t-il Zohran Mamdani ce vendredi à New York ?
Les maires de Paris et de New York se retrouvent ce vendredi dans la mégapole américaine, avant le lancement d'une réunion portant sur les mobilités, la qualité de l’air et l’accessibilité des logements. -
La voix des sagesJacques Attali : « François Hollande serait capable de piloter un avion de chasse dans la tempête »
L’ancien conseiller de François Mitterrand, qui avait placé ses espoirs en Emmanuel Macron avant de déchanter, estime qu'il n'y a rien à attendre de la « primaire des médiocres » organisée par le PS.