BNP Paribas va gérer les dérivés actions de Crédit Agricole CIB
Il l’avait annoncé fin 2011, le Crédit Agricole l’a fait. Selon des sources concordantes, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CA CIB) sort enfin des dérivés actions en cédant la gestion de son portefeuille résiduel à BNP Paribas. L’accord scellé jeudi dernier prévoit que les opérations sur ce stock de produits structurés en extinction seront assurées par BNP Paribas, à partir du 1er janvier 2014. Les books concernés resteront dans le bilan de CA CIB, assure l’une des sources, donc continueront à consommer des fonds propres.
De même, CA CIB proposera toujours à ses clients des dérivés corporates et des convertibles. Ces derniers n’entrent pas dans le champ des actifs gérés en extinction, qui incluent aussi des CDO, CLO et ABS, les dérivés exotiques de taux ou encore les portefeuilles dépréciés à sous-jacent immobilier. «Il reste encore une trentaine de personnes sur les dérivés actions, indique un représentant syndical de CA CIB. Quatre ou cinq devraient rester chez nous pour assurer les dernières opérations».
Selon un bon connaisseur du dossier, proche de BNP Paribas, l’accord porte sur un portefeuille de moins de 100 millions d’euros et prévoirait aussi que la banque de la rue d’Antin fournisse des dérivés en marque blanche aux clients de la filiale du Crédit Agricole. Une autre source, proche de la banque verte, assure que cette possibilité a été évoquée avant d’être abandonnée.
Lors de l’appel d’offres, la Société Générale s’était elle aussi portée candidate. Connue pour son expertise dans les dérivés actions, elle aurait été écartée en raison d’interrogations sur l’exécution du mandat, indique la source proche de BNP Paribas. Le projet Mikado prévoit en effet l’externalisation, auprès d’Accenture, d’une partie des back-offices des salles de marché de la banque de La Défense. Du côté de BNP Paribas, l’opération n’est pas une première. En 2005, le CIC lui avait transféré ses structurés actions après de lourdes pertes.
Outre son retrait des dérivés, le Crédit Agricole espère boucler d’ici à la fin du mois sa sortie du cash actions. Après la vente de son courtier européen Cheuvreux à Kepler, finalisée en mai, il doit sceller celle de CLSA au chinois Citics. La partie taïwanaise du broker asiatique pourrait être exclue du périmètre de cession et «portée» par CASA, suite au blocage des autorités de Taiwan, opposées à une reprise par des intérêts chinois.
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