BNP Paribas reprend la tête du marché français des fusions-acquisitions
Leader en 2009, 2010 et 2011, BNP Paribas retrouve la première place du classement des banques conseils en fusions-acquisitions (M&A) réalisé par L’Agefi, un leadership qu’elle avait perdu en 2012 au profit de Rothschild. Du fait de délais de signature, ce classement sur les opérations conclues dans l’année avec une partie française subit encore les effets de la crise de la zone euro qui avait stoppé les grandes transactions en 2012. Notre «collecte» aboutit à seulement 103 milliards d’euros de transactions, contre 115 en 2012.
BNP Paribas réalise une année record, avec 58 transactions, 8 de moins que Rothschild. Elle a récemment confirmé ses efforts en «corporate finance» avec la création d’une entité dédiée à la région Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMOA), sous la direction de Sophie Javary, «dans un contexte de croissance des opérations M&A transfrontalières ». Objectif : permettre à l’équipe de continuer à accompagner les industriels français à l’étranger, comme L’Oréal sur le rachat en cours du chinois Magic Holdings.
Ceci dit, BNP Paribas a aussi bénéficié pour ce classement de quelques transactions «maison», comme le rachat auprès de l’Etat belge des 25% de son propre capital pour 3,25 milliards d’euros. Cette transaction est la troisième plus importante prise en compte ici, derrière Activision-Blizzard (6,2 milliards) et l’opération sur les CCI de Natixis (comptée pour son impact sur les minoritaires, 3,34 milliards).
Parmi les autres grandes opérations, notons celles sur ANA Aeroportos de Portugal (3,08 milliards), TIGF (2,4), Silic (2,37)... ainsi que la création de Bpifrance, comptée également pour son impact sur les minoritaires. Derrière BNP Paribas et Rothschild, suivent Morgan Stanley et JPMorgan, puis un trio constitué de Lazard, SG CIB et Goldman Sachs.
Malgré un environnement encore propice aux allégements de bilans, 2013 aura surtout été marquée par un retour des opérations offensives: Omnicom-Publicis, Schneider-Invensys, LVMH-Loro Piana, Essilor-Transitions Optical…
La hausse des marchés actions a accéléré le passage à l’acte, les cours de Bourse réagissant positivement à ces annonces. Le secteur des télécoms est le premier à avoir saisi les opportunités de financement offertes par les marchés. Autre tendance : les institutionnels, à l’image de CPPIB sur Orpéa en fin d’année, apprécient de plus en plus d’intervenir en direct pour améliorer leurs rendements.
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