BNP Paribas emporterait la mise des dérivés actions mis en vente par RBS
Royal Bank of Scotland a indiqué lundi se trouver en négociations exclusives avec une tierce partie non identifiée concernant la vente de ses activités de dérivés actions et de produits structurés aux particuliers. «Aucun accord n’a encore été signé et il n’est pas certain qu’un accord soit conclu», souligne la banque britannique.
Le Financial Times a pourtant le premier avancé que la transaction pourrait être dévoilée dès cette semaine et que l’interlocuteur de RBS n’est autre que BNP Paribas. La banque française était l’un des quatre prétendants aux côtés de la Société Générale (les deux banques figurant parmi les leaders mondiaux du secteur) et de deux établissements nord-américains, comme l’avait appris L’Agefi le mois dernier. Dix établissements avaient participé au premier tour d’enchères, selon des sources de marché.
Le portefeuille mis en vente avait certes de quoi attiser les convoitises. Il est constitué selon un proche du dossier «de plusieurs dizaines de milliers de trades, ce qui en fait un gros morceau en Europe». Il se compose à la fois de dérivés actions listés, hérités d’ABN Amro, et de produits structurés vendus aux particuliers. Une partie du portefeuille est destinée à être gérée en extinction, l’autre pouvant servir de base de développement, notamment auprès d’une clientèle située en Europe du Nord. «L’activité de structurés retail est apporteuse de liquidités», souligne par ailleurs un professionnel du secteur.
Pour RBS, l’opération répond aux exigences de réorganisation d’une banque sauvée de la déroute par l’Etat britannique, qui détient actuellement 81% du capital. La banque avait d’ailleurs fait part avant l’été de son souhait de se retirer des deux métiers concernés par les présentes négociations, sur fond de manque de taille critique.
BNP Paribas, qui n’a pas commenté l’information, trouverait de son côté dans la transaction le moyen d’étancher sa soif de croissance dans le secteur, dans un contexte de concentration des acteurs. Le mois dernier, la banque a achevé le transfert d’un portefeuille résiduel de dérivés actions d’une valeur nominale de 12,5 milliards d’euros en provenance de Crédit Agricole CIB, correspondant au transfert de 1.000 postes environ. L’an passé, la banque a repris un portefeuille d’une valeur nominale d’un milliard d’euros auprès de Macquarie.
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