Billabong est au cœur d’une bataille de rachat entre TPG et Bain Capital
Billabong International suscite les convoitises. La compagnie australienne spécialisée dans les vêtements et équipements de surf a en effet annoncé avoir reçu une deuxième offre de rachat de 694 millions de dollars australiens (565 millions d’euros), soit «environ 1,45 dollar par action», faisant concurrence à celle déjà mise sur la table par la société de private-equity TPG International. Cette dernière avait en effet déjà offert de payer 1,45 dollar par titre le 24 juillet dernier, mais avait précisé qu’il pourrait réévaluer son offre, à la hausse comme à la baisse, après avoir consulté les comptes de la société. Si la société n’a pas nommé le second groupe intéressé, des sources concordantes évoquaient cette nuit le nom de Bain Capital Partners.
Une belle opportunité pour Billabong de faire monter les enchères. «C’est une bonne nouvelle pour les actionnaires de Billabong car il y a à présent une concurrence sur le prix de rachat» estime Tim Montague-Jones, analyste chez Morningstar. Et d’ajouter que «la probabilité est assez élevée qu’une offre plus élevée ressorte et qu’un accord soit trouvé». Suite à cette annonce, le cours de l’action de Billabong s’envolait de 9% pour atteindre 1,37 dollar, soit son niveau le plus élevé depuis trois semaines correspondant à une valeur de marché de 656 millions de dollars locaux. Un cours qui permet aux deux offres de TPG et Bain d’offrir encore une prime de 5,5%.
Dans son communiqué, le groupe indique pourtant qu’aucune des deux offres «ne reflète la valeur fondamentale de Billabong dans le contexte d’une transaction de changement de contrôle». Et d’ajouter qu’il n’existait aucune garantie que les repreneurs intéressés formulent une offre susceptible d’être transmise par le comité de direction aux actionnaires du groupe.
Mais le groupe a-t-il les moyens d’attendre? L’action a chuté de 75% sur les 18 derniers mois, après avoir atteint un record de 17,67 dollars en 2007. En février dernier,le groupe avait déjà rejeté une offre de rachat de 3,30 dollars par titres formulée par TPG, consécutive au rachat de 12,5% du capital cédé par Colonial First State Investment et Perennial Value Management. Or depuis, Billabong a dû céder la moitié de sa marque de montres, émis une alerte sur ses résultats, embauché un nouveau directeur général et procédé à une augmentation de capital de 225 millions pour faire face à ses échéances de dette.
Plus d'articles du même thème
-
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels. -
Le coût de financement obligataire s’envole pour Meta
La maison mère de Facebook a placé 15 milliards de dollars et 9 milliards d’euros d’obligations au cours des deux derniers jours. La demande a été importante grâce à des concessions élevées sur le coût du financement, notamment pour la transaction inaugurale en euro. -
Les PMI chinois sont en repli en octobre
Contrairement aux attentes, l’indice PMI RatingDog de la Chine pour les services recule, un phénomène nouveau qui suggère que l’activité n’est pas aussi dynamique qu’elle semblait l’être.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent -
Déroute de TrumpMidterms : le temps d’une nuit, centristes et socialistes du parti démocrate ont fait front commun
Les jeunes des Democratic Socialists of America trinquent à la victoire des démocrates à travers le pays. Y compris ceux qu’ils accusaient hier d’être « trop mous » face à Donald Trump et trop modérés. Mais la fête finie, la bataille pour le parti commence