Barclays Private Equity convoiterait Proxiserve chez Veolia Environnement
L’actualité de Barclays Private Equity est dense ces derniers mois. Après avoir cédé Karavel/Promovacances à LBO France et Converteam à General Electric (dont les processus devraient être définitivement conclus d’ici à la fin du mois de juin) à des prix particulièrement attirants, la société de gestion est en négociations exclusives pour deux acquisitions: une filiale de groupe industriel et une société déjà détenue par un fonds de LBO.
Selon plusieurs parties prenantes au dossier, la première transaction concernerait Proxiserve, filiale contrôlée par Veolia Environnement et spécialisée dans le marché des prestations techniques à l’habitat, notamment dans les équipements de chauffage et distribution d’eau. Ni Veolia Environnement ni Barclays PE ne souhaitaient faire hier de commentaires.
Le fait que le géant des services à l’environnement, conseillé par la Société Générale, souhaite se séparer de Proxiserve n’est pas totalement une surprise: lors de la présentation des comptes au premier trimestre, ses dirigeants ont déclaré envisager de réaliser plus de 1,3 milliard d’euros de cessions en 2011 afin de se désendetter partiellement.
Barclays Private Equity investirait une somme comprise entre 50 et 80 millions d’euros. S’il est difficile de dégager une valorisation précise de l’actif (tentaculaire, sa maison mère dispose de 2.500 filiales), une source évoque une valeur d’entreprise comprise entre 100 et 200 millions d’euros. La Société Générale arrangerait également le financement de la dette d’acquisition.
Le nom du second actif visé par Barclays Private Equity n’est pas connu, mais le «ticket» devrait être d’un montant similaire à celui investi dans Proxiserve: la société de gestion entend en effet investir environ 150 millions d’euros avant la fin de l’été.
Au-delà de son activité d’investissement, le calendrier est riche en événements d’ici à la rentrée. Barclays Private Equity devrait achever la levée de son quatrième fonds (dont l’objectif a été fixé à 1,5 milliard d’euros). Comme prévu, cette collecte marquera par la même occasion l’indépendance de la firme, qui sortira totalement du giron de la banque britannique Barclays Capital. Ses associés détiendront l’intégralité du capital. Le nouveau nom de la société de gestion n’a pas encore été déterminé.
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