Azulis Capital est en route vers l’internationalisation
Après une année riche de trois acquisitions (Father & Sons, Italexpress, CEME) pour autant de cessions (Prodene Klint, Orapi, Merliance), Azulis Capital collecte son cinquième FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement), dont la commercialisation a débuté fin septembre. La société de gestion prévoit d’annoncer le premier closing de Middle Market Fund V (MMF 5) avant la fin de l’année, autour de 120 millions d’euros. L’objectif final est fixé à 200 millions, avec une limite ferme à 250 millions. MMF 4, investi à 85%, avait pour sa part réuni 225 millions en 2010 et MMF 3, 265 millions en 2005.
En lançant MMF 5, «l’idée est de diversifier le tour de table de nos investisseurs pour préparer les fonds 6 et 7, notamment à l’étranger», indiquent à L’Agefi Yann Collignon et Pierre Jourdain, directeurs associés d’Azulis. L’international représentait 20% des souscriptions de MMF 4, mais les gérants souhaitent aller plus loin. La priorité est d’attirer des investisseurs d’Europe du Nord. Azulis ne traversera pas l’Atlantique. «Les investisseurs américains recherchent des fonds d’au moins 300 millions d’euros et qui déployent des stratégies pan-européennes», notent les associés.
Filiale de la BNP jusqu’en 2004, l’ex-Banexi Capital Partenaires bénéficie du soutien de BNP Paribas, même si sa contribution se réduit. La banque avait souscrit à 25% du montant de MMF 4. Elle devrait se limiter à environ 15% dans ce cinquième véhicule. Bpifrance étant partenaire d’Azulis, il est probable qu’elle y souscrira, comme pour le précédent fonds. Azulis veut également attirer des entrepreneurs. Ces derniers avaient contribué à hauteur de 30 millions d’euros dans MMF 4. La stratégie n’évoluera pas : investissements initiaux de 8 à 15 millions, en majoritaire ou minoritaire, dans les PME françaises de 15 et 150 millions d’euros de valeur. Mais Azulis limitera son portefeuille à une quinzaine de participations – contre 25 dans les fonds 2 et 3.
Parallèlement, la société de gestion prépare la succession en interne. Trois associés-fondateurs sont sur le départ: André Bélard, qui a déjà pris du recul en avril dernier en devenant senior advisor, Gilles Pérony et Franck Boget. Parallèlement, un associé est en cours de recrutement, ce qui portera à sept le nombre d’associés à terme. Le candidat devra maîtriser l’économie digitale, une compétence transversale qui enrichira les quatre expertises sectorielles d’Azulis: l’agroalimentaire, la santé, les services aux entreprises et la distribution.
Plus d'articles du même thème
-
La Zambie relève son offre pour le rachat des obligations 2053
La fronde de certains créanciers a contraint le pays à relever l’offre sur les obligations émises lors de la restructuration de 2024, indexées sur des critères économiques. -
L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
Avec une valorisation demandée de 1.750 milliards de dollars, l'entreprise d'Elon Musk s'apprête à pulvériser tous les records pour son entrée sur le Nasdaq. La mise à feu boursière pourrait intervenir dès le 12 juin. De premières et rares voix se font entendre, à l'image de Morningstar qui aboutit à une valorisation sensiblement inférieure. -
Le marché du gaz naturel livre ses paradoxes
Les cours du gaz naturel ne progressent pratiquement plus en Europe et en Asie depuis des semaines, grâce aux espoirs sur l’ouverture du détroit d’Ormuz et une demande jusque-là contenue. Les hedge funds font le pari d’une normalisation des prix au second semestre. Mais tous les analystes ne sont pas d’accord.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Résidents de la RépubliqueLa « nouvelle France », le poison identitaire de Jean-Luc Mélenchon
Avec ce slogan comme arme de mobilisation massive et la ville de Saint-Denis comme laboratoire à ciel ouvert, Jean-Luc Mélenchon croit avoir trouvé son « on est chez nous » d’extrême gauche pour 2027 -
Appel au calmePour Donald Trump, la sortie du bourbier iranien passe par une nouvelle trêve au Liban
La spirale de violence au Liban a convaincu le président américain de pousser à un nouveau cessez-le-feu, alors que Téhéran menace de mettre fin aux négociations avec Washington -
EditorialServitude, égalité, fiscalité : l'effroyable utopie de Thomas Piketty
Pour justifier une construction folle ciselée pour exalter l'internationale gauchiste, l'auteur célébré du Capital au XXIe siècle évoque une utopie. N'en croyez rien !