Axa Private Equity affiche ses ambitions dans les infrastructures en Europe
Axa Private Equity veut s’affirmer comme un acteur majeur dans les infrastructures. La filiale – en cours de cession – d’Axa a annoncé la fin de la période de souscription de son troisième véhicule destiné aux infrastructures en Europe, Axa Infrastructure Fund III, à 1,45 milliard d’euros. La collecte avait démarré en novembre 2010.
A cette somme s’ajoutent 300 millions d’euros qui ont été déjà co-investis par les clients du fonds dans quatre acquisitions réalisées par le gérant, pour un montant total d’environ 700 millions d’euros (dont les fermes éoliennes de Poweo et 23,5% dans Enovos). Axa PE gère désormais 3,05 milliards d’euros dans cette classe d’actifs. Mais la capacité totale du fonds III est susceptible d’augmenter au-delà de 1,75 milliard, au cas où les investisseurs décident de co-investir dans ses prochaines acquisitions.
Depuis la crise financière, les investisseurs sont nombreux à vouloir privilégier cette stratégie: c’est une façon d’accroître le rendement potentiel et d’affiner leur allocation. «Lorsqu’une transaction dépasse la capacité unitaire de notre fonds, c’est-à-dire environ 200 millions d’euros, nous offrons à nos clients la possibilité d’investir à nos côtés», explique Mathias Burghardt, responsable de l’activité infrastructure chez Axa PE.
La part d’Axa est inférieure à un tiers du montant total, contre 50% pour le fonds II. Les investisseurs allemands sont les plus représentés et les Européens pèsent pour un peu plus de la moitié. Le solde est apporté par des Asiatiques et des Canadiens. «Les investisseurs venant des Etats-Unis demeurent très prudents sur la zone euro. En revanche, les clients canadiens ne se limitent plus au Québec, mais s'étendent aux acteurs anglophones. Nous avons également accueilli pour la première fois des clients asiatiques, japonais et coréens mais aussi d’Asie du Sud-Est», précise Mathias Burghardt. Pourquoi un tel engouement, alors que le fonds II atteignait 1,1 milliard d’euros? « Il existe un appétit pour cette classe d’actifs et l’Europe reste incontournable pour qui recherche des actifs matures», répond le responsable d’Axa.
80% du fonds devraient cibler des entreprises ou des actifs déjà en exploitation, tandis que le solde sera destiné aux projets en cours de réalisation. Axa Infrastructure Fund III arrivera à échéance en 2025. L’objectif de rendement courant fixé pour les fonds infrastructures d’Axa est de dépasser 7%.
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