Antin IP ajoute les laboratoires Amedes à ses investissements en infrastructures
Le secteur de l’analyse médicale en Allemagne a de fortes barrières à l’entrée. Une dette d’environ 500 millions d’euros finance la transaction.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
On ne l’attendait pas forcément là. Antin IP, le fonds d’investissement français spécialisé dans les infrastructures, a annoncé vendredi le rachat d’Amedes, l’un des plus grands groupes allemands de diagnostic médical. Dans ce secteur très prisé du private equity, où Cinven vient de racheter le français Labco et l’allemand Synlab en vue de les fusionner, la rumeur présentait plutôt comme candidats au rachat certains fonds de LBO classiques tels qu’Advent et le canadien Onex.
Antin IP, conseillé par DC Advisory et Latham & Watkins, a approché directement le vendeur, General Atlantic, et sa banque, Goldman Sachs. Le fonds a considéré qu’Amedes était éligible à sa stratégie d’investissement dans les infrastructures. Ce n’est pas le premier à faire ce choix: son concurrent Borealis est lui aussi actionnaire depuis plusieurs années de laboratoires au Canada.
«En Allemagne, c’est le médecin qui effectue le prélèvement et qui a recours à un laboratoire partenaire, alors qu’en France, le choix revient au patient, explique un proche du dossier. Le secteur travaille donc dans une relation B to B, et les prix sont identiques pour tous les prestataires, qui se distinguent sur la qualité de service. Les médecins ne changent presque jamais de laboratoire, avec un taux de rotation annuel inférieur à 2% qui est surtout dû aux départs en retraite. C’est donc une activité avec de fortes barrières à l’entrée.»
D’autres éléments limiteraient le risque sur les cash-flows: le vieillissement de la population allemande, le recours croissant à des tests sophistiqués dans une logique de prévention des maladies, et l’absence de risque de contrepartie puisque l’assurance publique ou privée paie les prestations.
Les parties sont peu disertes sur le montant de la transaction ou même le chiffre d’affaires de la société. Fin mai, Reuters évoquait un Ebitda de 80 millions et une valorisation allant de 600 à 700 millions d’euros. De sources proches, la transaction s’appuie sur une dette d’environ 500 millions d’euros, composée d’un term loan, d’un crédit revolving et d’une ligne de capex destinée à financer de nouvelles acquisitions de la part d’Amedes, qui en a réalisé 30 depuis son rachat par General Atlantic en 2007. Goldman Sachs, Nomura et CA CIB arrangent le package. Antin IP aurait par ailleurs fait entrer en direct dans la transaction certains des investisseurs de son fonds.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran