Advent sécurise un financement 100 % bancaire pour Oberthur Technologies
Advent a annoncé hier la conclusion de son acquisition d’Oberthur Technologies, les activités cartes et identité du groupe fondé par François-Charles Oberthur, pour un peu plus de 1,1 milliard d’euros, dette d’acquisition comprise. Celle-ci atteint 610 millions d’euros, un montant qui représente 55% de la valeur d’entreprise et 4,3 fois l’Ebitda des activités acquises.
Le montage du prêt (arrangé par Barclays Capital, Lloyds Banking Group et RBC) avait été fixé avant le début des négociations exclusives, annoncées le 4 août dernier. «Les banques s’étaient irrémédiablement engagées à prêter dès l’accord d’exclusivité début août, sous réserve des conditions usuelles. Nous avons négocié un interim loan agreement, accord de financement ferme sous format réduit. Les termes, les covenants [obligations du prêteur] et les clauses de ‘flex’ [possibilité d’augmenter les marges d’un crédit en cas de demande insuffisante] étaient déjà définies», indique à L’Agefi Cédric Chateau, directeur associé du bureau d’Advent à Paris.
La dette senior se répartit en une tranche A amortissable de 135 millions d’euros, pour ne pas trop obérer les cash-flows de l’entreprise et d’une tranche B (remboursable in fine) de 475 millions d’euros. Un montage exclusivement en dette bancaire senior. «En avril, nous avions exploré la possibilité de financer une partie de l’acquisition avec une émission d’obligations à haut rendement. Mais nous nous sommes vite orientés vers un financement all-senior, plus prudent et qui laisse plus de marge de manœuvre à la société. En outre, le marché du high yield montrait déjà des signes de fébrilité», précise Cédric Chateau.
Au prêt d’acquisition s’ajoutent une ligne de financement d’acquisition de 100 millions d’euros, avec en option une tranche supplémentaire du même montant, ainsi qu’une ligne de 60 millions pour financer le BFR.
Etre parvenu à un accord avec les banques fin juillet début août – alors que la virulence des marchés à l’égard des banques n’en était qu’à son début – a été salutaire pour Advent. En revanche, la syndication n’est pas encore terminée. «La société porte un certain risque technologique à long terme; une tranche remboursable in fine à 7 ans a pu soulever des interrogations», indique un banquier qui n’a pas encore participé à la syndication. De sources concordantes, la Société Générale a souscrit une tranche d’environ 70 millions d’euros.
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