3i renforce sa présence sur le marchés des infrastructures en Europe
La société de capital-investissement va mettre la main sur les fonds infrastructures de Barclays qui détient des actifs totaux de 780 millions de livres
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Patrick Aussannaire
Profitant du processus de cession d’actifs des banques britanniques, 3i tente de se renforcer dans les investissements en infrastructures. La société de capital-investissement britannique cotée à la Bourse de Londres a indiqué vendredi avoir fait une offre de rachat des fonds infrastructure européens mis en vente par Barclays.
Si le montant de l’offre n’a pas été révélé, 3i a précisé que Barclays Infrastructure Funds Management (BIFM) détient 780 millions de livres (910 millions d’euros) d’actifs sous gestion, qui viendront s’ajouter au montant de 1,7 milliard de livres que gère déjà la société dans six de ses fonds principalement dédiés à des investissements en infrastructures de base. BIFM, qui dispose de bureaux à Londres et à Paris, gère actuellement activement deux fonds non cotés investissant au Royaume-Uni, dans des projets énergétiques, ainsi que dans des partenariats public-privé européens.
«Cet investissement stratégique est une nouvelle preuve de notre engagement à développer nos activités d’infrastructures et à augmenter nos revenus tirés des actifs sous gestion pour compte de tiers», a indiqué Simon Burrows, le directeur général de 3i, dans un communiqué. Une acquisition sur un segment stratégique puisque le FMI a exhorté la semaine dernière le gouvernement britannique à renforcer ses investissements en infrastructures pour donner un coup de pouce à la croissance économique du pays.
La société d’investissement britannique entend développer la plate-forme de BIFM afin de renforcer ses flux d’investissements dans son fonds 3i Infrastructure et de lever de nouveaux fonds. «En accord les objectifs stratégiques de 3i de couvrir les coûts annuels opérationnels avec les revenus annuels de trésorerie, les commissions de gestion d’actifs générés par BIFM devraient excéder les coûts opérationnels marginaux», précise le groupe.
Début mai, 3i Infrastructure avait fait part de son intention de se retirer du marché indien, cinq ans après avoir levé un fonds infrastructures de 1,2 milliard de dollars, afin de se concentrer sur les marchés britannique et d’Europe continentale. Si le portefeuille d’actifs indien, pénalisé par la faiblesse de la roupie contre la livre et d’un excès de volatilité des marchés, a accusé une perte latente de 26,3 millions de livres en 2012, le portefeuille européen a quant à lui dégagé un gain de 51 millions.
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