UniCredit prend 9% de Commerzbank qui s’envole en Bourse
L’annonce a de quoi relancer toutes les spéculations sur une consolidation bancaire européenne. Mercredi matin, UniCredit a indiqué avoir acquis 9% de Commerzbank dont près de la moitié a été achetée auprès du gouvernement allemand et le solde via ses activités de marché.
Il y a une semaine, l’Agence financière du pays avait indiqué son intention de céder une partie de sa participation de 16,49% dans la banque allemande. Il s’agit donc finalement d’un bloc représentant 4,49% de Commerzbank cédé pour 702 millions d’euros, soit à un prix unitaire de 13,2 euros légèrement supérieur au cours de clôture de l’action le 10 septembre de 12,6 euros. Le gouvernement ne détient donc plus que 12% de la banque qu’il avait sauvée de la faillite lors de la crise de 2008-2009.
En réaction à cette annonce, le titre Commerzbank bondissait de 16% en Bourse mercredi en milieu de matinée, à 14,6 euros.
A lire aussi : Berlin entrevoit le bout du tunnel chez Commerzbank
Possibilité d’aller plus haut
«Commerzbank a montré qu’elle était à nouveau solidement campée sur ses positions. Cette première vente partielle de la participation du gouvernement fédéral annonce l’achèvement de la stabilisation réussie et donc la sortie du gouvernement fédéral», a indiqué Eva Grunwald, membre du conseil d’administration de l’Agence financière, citée dans un communiqué.
De son côté, UniCredit précise qu’il «s’engagera avec Commerzbank AG à explorer les opportunités de création de valeur pour toutes les parties prenantes des deux banques». Le groupe italien, qui aurait envisagé un rapprochement avec son concurrent allemand avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, indique en outre qu’il «soumettra des dossiers réglementaires pour obtenir l’autorisation de dépasser potentiellement 9,9 % de Commerzbank si et quand cela sera nécessaire».
UniCredit indique que cette acquisition de 9% de Commerzbank affectera son ratio CET1 d’environ 15 points de base et qu’elle ne pénalisera pas sa politique de retour aux actionnaires.
Plus d'articles du même thème
-
Le patron d’Azimut plaide pour un grand pôle italien de la gestion d'actifs
En pleine consolidation bancaire italienne, Pietro Giuliani regarde déjà vers l'étape suivante : celle où, une fois redessinés les équilibres de la banque, il faudra s’attaquer au dossier de la gestion d’actifs. Dans deux entretiens, l’un à La Stampa et l’autre à Milano Finanza, le président-fondateur d’Azimut met en avant le même sujet : la nécessité de défendre et de renforcer une filière italienne de l'épargne, en évitant que le savoir-faire, la clientèle et les capacités de gestion ne finissent progressivement entre les mains d’acteurs étrangers. -
BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
Selon la banque française, le dossier des demandeurs déposé le 21 août aux Etats-Unis n'apporte aucun élément nouveau par rapport au jugement de première instance rendu en octobre 2025 qu'elle conteste. BNP Paribas reste confiante sur le prochain jugement d'appel. -
Les acquisitions américaines s'intensifient dans la gestion d'actifs européenne
Les acquisitions de gestionnaires d’actifs et de fortune européens par des groupes américains ont dépassé 14 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon Dealogic, soit leur plus haut niveau sur une période équivalente depuis au moins 1995, date de début de cette série de données, rapporte le Financial Times. Les acheteurs américains cette année incluent des sociétés de gestion concurrentes, des assureurs et des fonds de private equity.
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Stellantis écorne un peu plus son image en rappelant près d'un million de véhicules
- Les cash-flows retrouvent leur éclat aux yeux des investisseurs
- Les secteurs bancaires américains et européens font deux paris différents pour la monnaie du futur
Contenu de nos partenaires
-
OrageGuerre du ciel : le bras de fer de Zelensky avec Poutine
Le président ukrainien, contesté frontalement par son ancien ministre de la Défense, doit composer avec le manque cruel d’intercepteurs contre les missiles balistiques russes -
Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko visé par une enquête pour détournement de fonds publics
Deux plaintes avaient été déposées contre l’élu, accusé d’avoir cumulé illégalement son emploi à la RATP avec ses fonctions d’adjoint au maire pendant vingt ans -
« Les besoins sont considérables » : l’Ukraine toujours en quête de fonds pour financer son effort de guerre
Face aux coûts monumentaux du conflit avec la Russie, le prêt de 90 milliards d’euros consenti par les Européens en décembre 2025 pourrait ne pas suffire