UBS compte bien transformer l’essai d’une collecte d’actifs positive
Profil bas. «Bien que nous ayons bien progressé en la matière, nous sommes conscients que nous devons continuer d’améliorer nos résultats », tel est le commentaire laconique exprimé hier par Oswald Grübel, le directeur général d’UBS, au sein du communiqué présentant les résultats annuels de la banque. S’il est vrai que l’exercice écoulé s’est soldé par un bénéfice de 7,2 milliards de francs (5,5 milliards d’euros), contre une perte de 2,7 milliards en 2009, Louis Capital Markets (LCM) relève la baisse «sensible» (de 103 à 77%) d’un coefficient qui «reste élevé dans l’absolu».
UBS mise sur une amélioration des résultats du trading en banque d’investissement pour le trimestre en cours. Au trimestre écoulé déjà, l’activité a renoué avec les bénéfices. Un discours rassurant, même si l’attention des observateurs a de nouveau été mobilisée par la question de la collecte d’actifs. LCM estime à ce titre qu’UBS «a stoppé l’hémorragie». Les chiffres du quatrième trimestre se sont pourtant révélés décevants, avec une entrée de capitaux quasi nulle en gestion de fortune. La collecte a tout de même atteint 7,1 milliards de francs, ramenant le solde des sorties nettes à 14,3 milliards pour 2010, contre 147,3 milliards un an plus tôt. Là encore, le discours encourageant pour 2011 a emporté les suffrages, UBS visant un «renforcement sensible» de la collecte.
En dépit du redressement des résultats, le durcissement du cadre réglementaire interdit à UBS de renouer avec le versement d’un dividende. UBS se réjouit dans ce contexte d’une septième progression trimestrielle consécutive du ratio tier one, à 17,7% au 31 décembre dernier (230 points de base de mieux que fin 2009).
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