Taxonomie verte : Bruxelles compte reporter la décision sur le gaz et le nucléaire
Sous la pression, Bruxelles se dirige vers un refus d’obstacle. La Commission européenne (CE) dont le projet d’acte délégué établissant les critères climatiques de la taxonomie des investissements verts était attendu pour le 21 avril, souhaiterait se réserver plus de temps afin de décider de l’inclusion ou non du gaz et du nucléaire, selon un document provisoire daté du 14 avril, vu par L’Agefi.
La CE envisagerait ainsi de présenter au quatrième trimestre de 2021 « une proposition législative distincte» couvrant spécifiquement ces activités, auxquelles pourrait s’ajouter la bioénergie, précise le média en ligne Contexte. L’exécutif européen aurait en outre décidé d’abandonner, pour ces industries, le plus grand pouvoir que lui conférait la procédure des actes délégués et de recourir à la procédure législative ordinaire en codécision afin de mettre les Etats membres et le Parlement européen face à leurs responsabilités. Bruxelles entend ainsi permettre « aux colégislateurs de mener un débat transparent sur la contribution du gaz naturel et des technologies nucléaires aux objectifs de décarbonation ».
Son dernier avant-projet qui qualifiait, sous certaines conditions, les projets de centrales au gaz d’investissements verts avait provoqué un tollé parmi les scientifiques et les ONG. « La phase préparatoire menant à l’adoption du premier acte délégué a mis en évidence différentes opinions exprimées par les députés européens, les États membres et les parties prenantes quant à l’inclusion potentielle dans l’acte délégué (…) du gaz naturel et des technologies connexes, notamment en tant qu’activité transitoire facilitant le passage du charbon et du pétrole aux énergies renouvelables », relève le document. « La question de l’inclusion de la technologie nucléaire (…) suscite un intérêt et un débat publics d’un niveau similaire », explique encore la Commission.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque du Japon plaide pour une coopération internationale renforcée concernant les risques liés aux fonds alternatifs
L'institution bancaire publique salue le rôle croissant des fonds alternatifs dans la finance mondiale mais estime que l’essor des hedge funds, du private equity et du crédit privé doit être davantage sous surveillance. -
Le Royaume-Uni va durcir les règles applicables aux fonds monétaires
Le gouvernement britannique introduira de nouvelles orientations pour les fonds monétaires afin de répondre aux demandes de rachats en période de stress. Une nouvelle législation dont les spécificités techniques seront prochainement apportées par la Financial Conduct Authority, le régulateur local. -
Le Japon doit gérer une relance économique sous contrainte démographique
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Bananes flambéesA la Maison Saint-Martin, Jadot, Vallaud et Glucksmann savourent la fin de la primaire
Depuis la première édition de ces dîners en comité restreint, révélé par l’Opinion en février dernier, les rencontres se multiplient pour faire émerger un candidat commun hors LFI, sans passer par la case primaire de gauche -
Polémique anti-Bolloré : à quel point le cinéma français dépend-il de Canal + ?
A la suite d'une tribune anti-Bolloré, Maxime Saada menace de cesser toute collaboration avec les 600 professionnels du cinéma qui l'ont signée. Une déclaration qui interroge : l'industrie pourrait-elle se passer de Canal + ? -
FractureRoyaume-Uni : le travailliste Andy Burnham face aux démons du Brexit
Alors que les travaillistes esquissent un rapprochement avec l’UE, Andy Burnham est en campagne dans un territoire qui a largement voté pour le Brexit. Cette élection partielle illustre la nouvelle fracture de la politique britannique