Swiss Re revoit à la baisse le coût des inondations en Europe centrale
Le record de l’été 2002 pourrait être battu. Selon Swiss Re, la facture des inondations du mois dernier en Europe centrale et orientale s’élève entre 3,5 et 4,5 milliards de dollars (2,7 à 3,5 milliards d’euros) pour l’ensemble des assureurs. Il y a onze ans, il avait estimé le coût d’une catastrophe similaire à 3,2 milliards de dollars. Pour 2013, ses estimations sont proches de celles du courtier Willis (4 milliards d’euros) mais très inférieures à celles publiées par l’agence AIR. Ce spécialiste de la modélisation des risques naturels tablait, le mois dernier, sur un impact compris entre 3 et 5,8 milliards d’euros uniquement en Allemagne. Depuis, Fitch Ratings avait revu la facture des assureurs du pays à la baisse, entre 2,5 et 3 milliards d’euros, tandis que la fédération allemande du secteur table sur 2 milliards d’euros, contre 1,8 milliard en 2002.
Pour les inondations du mois dernier, Swiss Re estime sa propre contribution à 300 millions de dollars (233 millions d’euros) nets de rétrocession et avant impôt, contre 200 millions en 2002. Il serait plus affecté que son concurrent allemand Hannover Re qui avait rapidement chiffré sa contribution entre 100 et 200 millions d’euros, nets de réassurance. Le français Scor n’a pas publié d’estimations, tout comme Munich Re, le leader mondial. Selon JPMorgan, ce dernier devrait être exposé à hauteur de 250 à 30 millions d’euros, contre 400 millions en 2002: il serait moins engagé qu’à l’époque auprès d’Allianz.
L’assureur allemand devrait toutefois payer le plus lourd tribu. Allianz anticipe un impact net de 467 millions de dollars (350 millions d’euros), contre 133 millions de dollars pour l’italien Generali. Numéro deux du marché allemand, ce dernier est également le premier assureur en République Tchèque et le troisième en Autriche, en vie et dommages combinés.
En Allemagne, pays le plus touché, les biens assurés contre les inondations sont plus nombreux qu’en 2002. Pour autant, le coût des dommages individuels devrait être en moyenne moins élevé car «les gens étaient mieux préparés à la catastrophe», assure la fédération des assureurs allemands. Un constat partagé par Swiss Re pour lequel «des mesures de prévention locale efficace ont épargné de lourdes pertes à beaucoup de régions» d’Europe centrale et orientale.
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