Swiss Life France tire parti de son positionnement patrimonial

La filiale française, dont le groupe a annoncé un nouveau plan triennal, a collecté plus de 200 millions d’euros en assurance vie cette année
Virginie Deneuville

Dans un marché de l’assurance vie en décollecte, Swiss Life France tire son épingle du jeu. A fin septembre, «notre collecte nette dépasse les 200 millions d’euros (contre -5,1 milliards pour le marché, et avant le +1,7 milliard d’octobre, ndlr). La croissance s’est faite sur les unités de compte, mais nous n’avons pas subi de décollecte sur les fonds en euros», explique Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine. Les unités de compte représentent 40% de la production nouvelle de la filiale française et environ 30% des encours.

Selon Swiss Life France, cette performance atypique s’explique par sa stratégie axée sur la clientèle patrimoniale (plus de 250.000 euros d’encours par client). Celle-ci représente plus de 42% des encours, «apporte une prime moyenne trois fois supérieure à celle du marché (55.000 euros contre 15.000 euros), est plus fidèle, a moins d’aversion au risque, et comprend mieux les investissements en unités de compte», estime le dirigeant.

Alors que le groupe a annoncé un nouveau plan stratégique à horizon 2015, ce programme s’inscrit dans la continuité pour la filiale française. «Swiss Life France poursuit sa stratégie axée sur la croissance rentable», indique Charles Relecom, son directeur général. Dans la banque privée, où Swiss Life France gère 3 milliards d’euros d’encours, «nous allons procéder à plusieurs recrutements d’ici à 2015. Nous entendons doubler nos encours et sommes intéressés par des acquisitions», indique Eric Le Baron.

Au niveau groupe, Swiss Life, qui prévoit un bénéfice opérationnel supérieur à 850 millions de francs suisses (706 millions d’euros) et a annoncé 576 millions de francs suisses de dépréciations d’actifs sur sa filiale AWD, vise dans le cadre de son plan un rendement sur capitaux propres compris entre 8 et 10%. Les activités de gestion d’actifs, désormais regroupées sous la marque Swiss Life Asset Managers, constituent par ailleurs un fort axe de développement.

Le groupe prévoit en outre entre 130 et 160 millions de francs de réduction de coûts et la suppression de 300 à 400 postes. «Ces suppressions concernent la Suisse (90 postes) et l’Allemagne, la France n’est pas concernée», précise Charles Relecom. Sur les coûts, «l’effort de la France va se faire sur l’amélioration du ratio d’efficacité, qui devrait générer 20 millions d’euros d’ici à 2015», indique le dirigeant.

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