Swiss Life France estime sa stratégie justifiée par les turbulences de marché
Fort de ses résultats au premier semestre, notamment d’un bond de 76% de son résultat (à 58 millions d’euros), Swiss Life France entend poursuivre la mise en place de la stratégie impulsée par le groupe dans son plan «Milestone». Ses dirigeants estiment en effet que les turbulences de marché actuelles en valident la pertinence. Dans l’Hexagone, la marge sur les affaires nouvelles a atteint 1,9% au premier semestre, contre 0,6% au 30 juin 2010 et 1,7% au 31 décembre 2010.
«La croissance a été mise de côté pour nous concentrer sur la rentabilité. Nous souhaitons en effet rendre la nature des bénéfices la moins dépendante possible des variations boursières, indique Charles Relecom, PDG de Swiss Life France. C’est pourquoi en assurance-vie, nous accordons la priorité aux produits en unité de compte et avons exclu de puiser dans notre réserve de participation aux provisions pour excédent [PPE] pour gonfler le rendement de nos produits.» La PPE est constituée de la participation aux bénéfices que les assureurs vie sont autorisés à ne pas distribuer à leurs clients et à provisionner pendant un maximum de huit ans, ce afin de faire face aux imprévus.
Cette stratégie n’a pas provoqué de rachats particuliers, de même que l’instabilité boursière des mois de juillet et août, affirment les dirigeants. La part des contrats en unités de compte s’est apprécié de 9 points pour atteindre 31%, contre 15% pour la moyenne du marché, indique Swiss Life France.
En outre, dans l’objectif de réduire sa dépendance vis-à-vis de la volatilité des marchés financiers, la priorité de la compagnie reste de se diversifier dans les métiers de l’assurance santé, la prévoyance, ainsi que certains métiers de la gestion (comme l’immobilier) ou de la banque privée, générateurs de commissions. «Les risques et les honoraires doivent constituer la base de nos profits», résume Charles Relecom.
Pour Swiss Life, la croissance en France passe notamment par la constitution d’un pôle entreprises visant les PME, afin de renforcer le déploiement de produits d’épargne retraite, de santé et de prévoyance, activité dans laquelle l’assureur «souhaite reprendre pied». Il lancera ainsi une nouvelle offre prévoyance PME-PMI au 1er semestre 2012. La hausse des coûts de 3% qu’a connue le groupe au premier semestre provient notamment d’investissements accrus dans ces métiers.
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