Stifel Europe Bank se démarque du seul métier de courtier
C’est officiel. Depuis ce matin, la marque MainFirst Bank est devenue Stifel Europe Bank. Ce changement de nom constitue le dernier acte du rachat en 2018 du courtier Mainfirst par l’Américain Stifel. Malgré les apparences, cette transformation n’est pas seulement cosmétique. Elle marque aussi une évolution dans la stratégie de développement de l’entreprise, et résume bien les défis auxquels doivent faire face aujourd’hui les courtiers en Europe.
Ainsi, plutôt que de croître seulement sur les activités d’intermédiation, Stifel Europe Bank entend profiter d’autres expertises en banque de financement et d’investissement que lui apporte sa maison mère américaine. «Nous allons continuer nos activités de recherche et de courtage, mais notre croissance viendra principalement des activités telles que l’equity capital market (ECM), le debt capital market (DCM) ou encore le conseil en fusions et acquisitions», déclare Ebrahim Attarzadeh, CEO de Stifel Europe Bank.
En changent de nom, la banque d’investissement met aussi en avant son appartenance à un grand groupe, qui plus est implanté aux Etats-Unis. «Stifel a donné accès à Mainfirst au marché américain et a permis à notre structure européenne d’offrir à nos clients un service de recherche sur les valeurs américaines», explique Ebrahim Attarzadeh.
La nouvelle identité de Mainfirst lui permet également de séparer les activités de gestion d’actifs – qui restent indépendantes – de l’activité de banque d’investissement. «Nous unir avec un acteur européen était difficile car nos activités étaient redondantes avec beaucoup d’entre eux. Il nous fallait un partenaire qui nous procure des expertises complémentaires dont nous ne disposions pas déjà», explique Ebrahim Attarzadeh.
Et pourtant, la concentration, en Europe, apparaît inévitable. Le métier est devenu extrêmement concurrentiel. Les banques américaines ont envahi le marché et les marges qui ont drastiquement baissé depuis une dizaine d’année. Les banques s’interrogent sur l’opportunité de conserver ces activités alors que les structures plus petites doivent se concentrer pour rester profitables. Le parcours d’Oddo BHF, sur cette activité, en est une bonne illustration. Après avoir repris notamment les activités d’intermédiation de Natixis en 2017, la banque a noué des partenariats ces derniers mois avec ABN Amro et BBVA pour conserver une taille critique.
Plus d'articles du même thème
-
L'Europe est sous la menace du rebond des prix du gaz
Alors que la Chine a commencé à reconstituer ses stocks de gaz et que ceux de l'Europe sont au plus bas, les conditions sont réunies pour pousser les prix à la hausse en l'absence d'accalmie dans le Golfe. -
Icade a limité la casse sur ses revenus au deuxième trimestre
Le groupe immobilier a enregistré au premier semestre des revenus consolidés en baisse de 4,7% sur un an, mais ce repli est toutefois moins marqué qu'au premier trimestre. -
Airbus compte presque doubler son résultat opérationnel à horizon 2029
Le groupe a annoncé s'attendre à un résultat opérationnel compris entre 12 et 13 milliards d’euros pour 2029 contre 7,5 milliards d’euros attendus cette année.
ETF à la Une
La Corée du Sud suspend la cotation des ETF à effet de levier
- Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur du luxe amorce une reprise au deuxième trimestre
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
UltimatumMonique Barbut va présenter sa démission à Emmanuel Macron
La ministre de la Transition écologique a annoncé mardi soir, devant plusieurs médias dont l'Opinion, qu'elle présenterait sa démission au chef de l'Etat. En cause : le refus du gouvernement de revenir sur la réintroduction encadrée de l'acétamipride dans la loi agricole -
RemaniementSNCF : Jean Castex impose sa marque en remaniant la direction de SNCF Voyageurs
Le patron du groupe ferroviaire souhaite « impulser une nouvelle dynamique » chez sa filiale. En interne, Jean Castex défend une autre conception de la décentralisation des activités de sa filiale -
Bras de ferGuerre en Ukraine : les anciens contre les modernes
Le départ du ministre de la Défense Mikhaïlo Fedorov, en conflit sur des choix stratégiques avec le commandant en chef des armées Olexandr Syrsky, a provoqué des manifestations d’ampleur