Standard Chartered se dirige vers de nouveaux résultats records grâce à son assise asiatique

La banque britannique table sur une croissance à deux chiffres de ses résultats sur six mois à fin juin, sur fond de réduction des coûts
Benoît Menou

Standard Chartered a mis le cap sur une huitième année consécutive de résultats records. La banque britannique a tenu hier à faire le point sur son plan de marche à l’avant-veille de la clôture du semestre. Six mois pour lesquels Standard Chartered table sur une progression à deux chiffres de son activité et de ses résultats, une tendance confirmée à fin mai. Le bénéfice imposable s’était élevé à 3,12 milliards de dollars début 2010. Une prévision conforme à celle du consensus Reuters, qui mise sur une hausse de 10% sur six mois et de 13% sur 2011.

Ce dynamisme est soutenu par une forte présence historique en Asie, particulièrement sur des marchés aujourd’hui porteurs et prometteurs comme Hong-Kong, la Chine, Singapour, la Malaisie ou l’Indonésie. De quoi compenser une croissance «anémique» en Afrique et, surtout, une baisse des niveaux d’activité en Inde, selon la banque.

Au sein de la division de clientèle particulière, le groupe se félicite d’une croissance «particulièrement forte» en gestion de fortune mais doit concéder que la pression concurrentielle sur les marges en crédit immobilier masque la hausse des volumes. Dominic Chan, analyste de BNP Paribas à Hong-Kong, se montre surtout attentif à la tendance des revenus sur la clientèle d’entreprises, dont la hausse devrait se limiter à un chiffre de l’aveu de la banque pour le semestre en cours.

En parallèle à une marge nette d’intérêts stable, la banque britannique revendique une gestion stricte des coûts. Le directeur financier Richard Meddings a estimé hier à 1.000 le nombre de recrues nettes cette année, alors que la banque s’est séparée de 1.200 salariés au premier semestre. L’an passé, 7.000 personnes ont été embauchées, portant le nombre de salariés à 85.000 environ. Sur le semestre en cours, la hausse des coûts devrait être équivalente à celle des revenus, Dominic Chan assurant qu’il s’agit «d’un bon signe» dénotant «une amélioration de la gestion de coûts» qui semblent «sous contrôle».

Standard Chartered, détenue à 15,5% par le fonds souverain de Singapour Temasek, se targue en outre d’une bonne qualité de son bilan, et met en avant tant un niveau de dépréciations des actifs attendu en baisse par rapport au second semestre 2010 qu’une présence limitée aux «classes d’actifs à problèmes». Dont une absence d’exposition directe sur la dette souveraine d’Europe du Sud.

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