Société Générale Insurance veut mieux équiper les clients de sa maison-mère
L’écart est notable: alors que Société Générale Insurance subit un recul de 19,3% de son chiffre d’affaires en 2011, à 9,26 milliards d’euros, son produit net bancaire (PNB) progresse de 17% à 600 millions d’euros.
Le chiffre d’affaires, qui correspond au montant des primes perçues, a souffert de la mauvaise performance de l’épargne. Son revenu dans cette activité accuse une baisse de 22% (à 8,4 milliards d’euros), en raison de la chute des marchés. Le taux de rachats a connu un pic pendant les quatre derniers mois de l’année (jusqu’à 1,2% des encours en septembre). «Cette hausse est stoppée depuis février. Les rachats sont revenus à leurs niveaux historiques», précise Marc Duval, directeur général délégué de Sogécap, la compagnie d’assurance de personnes de la Société Générale. Les encours d’épargne ont progressé de 0,6% en 2011 (à 76,3 milliards) et la collecte nette est demeurée positive (100 millions environ).
Le recul des activités vie/épargne, que l’on observe parmi tous les acteurs de l’assurance, pousse le groupe à faire de la protection sa priorité. En 2011, les revenus ont progressé de 28% en prévoyance à 520 millions et de 29% en dommages à 336 millions. Le taux d’équipement des clients Société Générale est encore faible: 3% en auto et 8% en multirisques habitation en France. «L’idée est de signer 200.000 contrats par an pour gagner un point de taux d’équipement chaque année», explique Philippe Perret, directeur général de SG Insurance. A l’étranger, l’accent est mis sur la Russie.
Ces choix se reflètent dans le PNB, qui a progressé en raison d’une ventilation des activités plus favorable d’une année sur l’autre. «Nous avons développé nos activités de protection, particulièrement rentables. Par le poids de ses encours, l’épargne contribue fortement au PNB, grâce aux marges sur encours. Enfin, nous avons optimisé la gestion financière du groupe, qui n’a pas subi de pertes significatives sur le dossier grec», poursuit Philippe Perret.
En outre, grâce à un coefficient d’exploitation en baisse d’un point (à 39%), la progression du PNB se retrouve dans le résultat net, qui s’adjuge 19% (à 259 millions d’euros). Fort des performances de SG Insurance, son directeur général a affirmé que le groupe Société Générale n’avait aucune raison de céder ou de restructurer la filiale, même en cas de durcissement des règles prudentielles sur les conglomérats financiers.
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