Scor poursuit sa diversification grâce à Transamerica Re
Scor poursuit sa stratégie de diversification en mettant la main sur les activités de réassurance du risque de mortalité de son concurrent américain Transamerica Re, division de l’assureur néerlandais Aegon. D’un montant de 630 millions d’euros, l’opération, qui porte uniquement sur les risques biométriques, sera principalement financée via les ressources propres de Scor. BNP Paribas et Citi ont épaulé l’acquéreur, ainsi que Deutsche Bank et Skadden Arps.
Le réassureur souligne qu’il pourra recourir à l’emprunt pour un «montant limité», de l’ordre de 200 millions d’euros, «sans émettre de nouvelles actions». Selon un analyste cité par Reuters, «la bonne nouvelle pour Scor est que le prix est assez bon et qu’il n’y a pas d’augmentation de capital».
Scor avait en février dernier annoncé la cession de ses activités de rentes fixes aux Etats-Unis en vue de dégager du capital pour la réalisation d’opérations stratégiques et avait par ailleurs bouclé en janvier un placement de titres subordonnés pour 307 millions d’euros, semblant préparer la voie à la reprise des activités de Transamerica Re.
Cette opération, qui devrait être finalisée au troisième trimestre, permettra à Scor, qui réalise moins de 30% de ses primes globales de réassurance aux Etats-Unis, de devenir le deuxième réassureur sur ce marché, tout en renforçant ses positions en Asie et en Amérique latine. Transamerica, troisième réassureur vie aux Etats-Unis, affichait 2,2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) de primes brutes en 2010, dont 87% souscrites sur le marché américain, 2% en Europe et 11% dans le reste du monde.
L’acquisition, qui s’effectue en partie sous la forme de contrats de rétrocession entre Aegon et des entités de Scor Global Life US, intègre également l’acquisition d’une filiale irlandaise d’Aegon, via laquelle Transamerica rétrocède des risques. Aegon réalisera le transfert d’1,2 milliard d’euros des passifs et actifs «correspondant sous forme de liquidités et/ou de titres en ligne avec la stratégie de Scor».
Selon Denis Kessler, président de Scor, l’opération aura, dès 2011, un effet positif à deux chiffres sur le bénéfice par action du groupe. «Les coûts de restructuration et d’intégration devraient avoisiner les 20 millions d’euros», a ajouté le dirigeant. Selon ce dernier, la contribution de cette acquisition à l’activité du groupe devrait atteindre 1,5 milliard d’euros en termes de primes brutes cette année.
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