Scor améliore le rendement de son portefeuille d’actifs
L’activité commerciale de Scor a crû de 19,6% au premier semestre avec 6,49 milliards d’euros de primes brutes, portée par un effet de change euro-dollar favorable. Sur le front financier, le réassureur français affichait aussi sa satisfaction hier, lors de la présentation de ses résultats . «C’est un très bon semestre en matière de rentabilité des actifs», déclare Denis Kessler, PDG de Scor. Le portefeuille en compte propre de 17,3 milliards d’euros affiche un rendement annualisé de 3,4%, sa meilleure performance depuis fin 2011 (voir graphique). Il dépasse aussi l’objectif de 3% fixé d’ici à 2016.
Dans un environnement de taux encore très bas et des marchés actions incertains, «nous avons préféré prendre des bénéfices», explique François de Varenne, président du directoire de la société de gestion du groupe, rebaptisée en juin Scor Investment Partners. Sur les 128 millions d’euros de gains du semestre, 77 millions proviennent de la vente d’actions européennes et américaines.
Les actifs risqués pèsent toutefois peu dans le compte propre de Scor, qui revendique une gestion prudente et peu exposée à l’euro. Les obligations représentent 79% du portefeuille avec une duration moyenne de 4,1 ans. Suivent les liquidités, en hausse à 9%, l’immobilier (5%) et les crédits et actions (3% chacun). «Nous pensons que les taux (d’intérêt, ndlr) vont remonter. Ce sera une bonne nouvelle pour le groupe Scor», rappelle Denis Kessler en allusion au relèvement attendu aux Etats-Unis à partir de l’automne, puis au Royaume-Uni. Elaboré après l’annonce du tapering (diminution des rachats d’actifs) de la Fed à l’été 2013, le scénario du groupe prévoit au pire un rendement de 2,5%, au mieux 4% à 5,6% en cas d’inflation.
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