Le groupe mutualiste d’assurances Covéa, actionnaire de Scor à hauteur de 8,15%, a indiqué mardi matin avoir proposé le 24 août au réassureur un rapprochement par le biais d’une offre publique d’achat en numéraire, au prix de 43 euros par action. Le conseil d’administration de Scor a rejeté cette offre le 30 août en refusant, selon Covéa, « d’entrer en discussion ».
Le titre Scor cotait 34,62 euros le 24 août en clôture et 35,45 euros lundi. Ce matin, après quelques minutes de cotation, il gagne 6,09% à 37,61 euros.
Dans un communiqué, Covéa explique effectuer cette annonce « pour la bonne information des marchés ». Le groupe prend acte de la décision du conseil d’administration de Scor « qui conduit, en l'état de la situation, au retrait de son projet d’offre ».
« Covéa réaffirme néanmoins son intérêt pour une opération amicale avec Scor », précise l’assureur, propriétaire de MAAF, MMA et GMF.
Déjà détenteur d’une participation minoritaire, Covéa est devenu le premier actionnaire de Scor au printemps 2016 lorsqu’il avait acquis la participation du groupe japonais Sompo. Le groupe mutualiste indiquait alors vouloir être « un actionnaire de long terme, soucieux de la pleine indépendance et de la totale autonomie opérationnelle de Scor ». Thierry Derez, PDG de Covéa, est membre du conseil d’administration de Scor.
Malgré un premier semestre 2026 moins flamboyant qu’en 2025, l'assureur juge positifs les premiers mois d’exécution du nouveau plan stratégique Lead for Impact et revoit sa politique de dividende à la hausse pour 2027.
L’assureur français voit sa croissance ralentir en dommages mais accélérer en vie santé sur les premiers mois de l’année. Son résultat opérationnel a progressé de 9%, à 4,5 milliards d’euros, et son chiffre d’affaires de 5%, à 66,3 milliards d’euros, sur le semestre.
Le réassureur français enregistre un résultat net ajusté de 188 millions d’euros sur le trimestre, en baisse par rapport à l'année dernière mais au-dessus des attentes des analystes qui tablaient sur 150 millions d'euros.
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