Santander entend poursuivre l’introduction en Bourse de ses filiales
Santander entend lever jusqu’à 3,4 milliards d’euros à travers l’introduction en Bourse de sa filiale mexicaine Grupo Financiero Santander à Mexico et sur le New York Stock Exchange (Nyse). Le flottant atteindra au maximum 24,9% de son capital.
Selon le prospectus d’information déposé hier, 1,69 milliard de titres vont être proposés à la vente, dans une fourchette comprise entre 29 et 35,5 pesos par action – soit un montant total situé entre 2,96 et 3,4 milliards d’euros. Concernant l’opération sur le Nyse, Santander mettra en vente des certificats ADR représentant cinq actions de la filiale mexicaine. Les ADR, ou american depository receipts, permettent aux entreprises étrangères d’être cotées sur les marchés aux Etats-Unis. L’ensemble de ces termes valorisent ainsi l’intégralité du capital de Grupo Financiero Santander à 13,7 milliards d’euros.
Le placement des titres a débuté hier, pour une cotation prévue «autour du 26 septembre». L’opération se répartit en deux tranches: 20% des titres seront émis au Mexique et 80% seront destinés aux investisseurs à l’étranger.
En procédant ainsi, l’établissement espagnol ne veut rien laisser au hasard. En effet, en butte à la crise économique qui secoue l’Espagne – qui leste ses comptes – Santander entend mettre en réserve l’intégralité du produit de l’opération de sa filiale afin de renforcer son capital réglementaire. «Ce placement se traduira par l’augmentation du ratio de fonds propres purs d’environ 0,5 point de pourcentage. Au 30 juin, le ratio de Santander tel que défini par les règles de Bâle 2 atteignait 10,1%», précise le communiqué.
Santander entend tirer avantage de son exposition internationale – l’Espagne ne représentait que 14% de ses bénéfices au premier semestre. Ce n’est pas la première fois qu’elle procède ainsi: en 2009, peu après la faillite de Lehman Brothers, elle avait coté sa filiale brésilienne. Cette IPO ne sera pas la dernière. «La transaction que nous présentons aujourd’hui est une étape de plus dans notre stratégie de faire coter nos filiales, suivant l’exemple de Santander Brésil, Santander Chili, notre banque en Pologne et Banesto en Espagne. Nos trois entités les plus importantes en Amérique latine feront partie des cent premières banques dans le monde par la capitalisation. […] Notre objectif est clair: que la plupart de nos principales filiales soient cotées dans les cinq prochaines années», souligne Emilio Botin, le président de Santander.
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