RBS veut se donner le temps de la réflexion pour céder ses agences

En raison de la complexité du dossier, une décision devrait être prise à l’automne. Trois groupes de candidats sont en lice
Antoine Duroyon

La cession d’un réseau de 316 agences de Royal Bank of Scotland (RBS), opération baptisée «Projet Rainbow» à laquelle Santander avait finalement renoncé en octobre 2012, va prendre plus de temps que prévu. Selon des sources bancaires citées par Reuters, la date limite «indicative» de remise des offres devrait se situer la semaine prochaine. Trois groupes de prétendants se sont manifestés pour un réseau dont la valeur est estimée autour de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d’euros).

Le premier, W&G Investments, est un véhicule conduit par l’ancien directeur financier de Tesco, Andy Higginson. Selon Financial News, il a mandaté Rothschild et Canaccord Genuity pour le conseiller et comprend Schroders, Threadneedle et F&C. Son entrée en Bourse sur l’Aim, le marché alternatif de la Bourse de Londres, est prévue le 14 août. Le second comprend les fonds de private equity Corsair Capital et Centerbridge. Enfin, le troisième est rassemblé derrière Anacap Financial et Blackstone.

RBS, qui doit se délester de ces agences pour répondre aux conditions contenues dans le plan d’aide gouvernemental de 2008, étudie également le scénario d’une introduction en Bourse du réseau, lequel sera renommé William & Glyn’s Bank. Dans ce cadre, la banque pourrait d’abord vendre une participation à un investisseur «phare», qui resterait associé après la vente de titres. «Nous avons reçu l’intérêt d’investisseurs pour nous rejoindre dans cette aventure et y prendre part, que ce soit comme investisseur avant l’IPO ou dans la perspective d’une vente à terme», a récemment déclaré Bruce van Saun, directeur financier sortant de RBS.

Toujours selon Reuters, les groupes emmenés par Corsair et Anacap seraient partants pour ce statut d’investisseur référent avant une IPO. Le consortium Corsair-Centerbridge, qui est également soutenu par un fonds d’investissement de l’Eglise d’Angleterre, serait prêt à payer entre 600 et 800 millions de livres pour prendre une participation minoritaire. De son côté, W&G Investments privilégierait la prise d’une participation majoritaire voire le rachat de l’activité. La complexité du dossier et ses différentes possibilités de structuration ont ralenti le processus. De ce fait, une décision ne devrait être prise qu'à l’automne.

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