RBS risque une très lourde amende aux Etats-Unis à quelques mois de sa privatisation
Les 8,9 milliards de dollars infligés à BNP Paribas l’an dernier seront-ils bientôt dépassés ? Une autre banque étrangère, Royal Bank of Scotland (RBS), risque désormais 13 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros) d’amende aux Etats-Unis. Le montant figure au détour de documents déposés à un tribunal de Manhattan par la Federal Housing Finance Agency (FHFA) dans le cadre de l’action liée à la crise des subprimes qui l’oppose à la banque britannique devant la justice du Connecticut.
Il est encore difficile de savoir si cette nouvelle menace peut retarder la privatisation de RBS, alors que la banque pourrait être en perte cette année à cause de ses litiges, selon les analystes de Fitch Ratings. Le gouvernement britannique envisage de vendre ses titres en Bourse dès la rentrée pour tourner la page de la crise financière, même si les pouvoirs publics ne retrouveront pas leur mise. Aucune date n’est fixée pour le procès américain et la banque conteste la procédure ouverte en 2011, qui serait trop tardive.
Elle pourrait toutefois opter pour un règlement à l’amiable, contre une pénalité estimée entre 1,8 et 4,5 milliards de dollars par un analyste de Bloomberg Intelligence. D’après celles recueillies par Reuters, RBS pourrait payer de 3 à 9 milliards de dollars, alors qu’elle a seulement provisionné 1,9 milliard de livres (2,7 milliards d’euros). Le chiffre de 13 milliards de la FHFA se base quant à lui sur un jugement rendu en mai à New York à l’encontre de RBS (déjà) et de Nomura qui ont fait appel.
L’agence fédérale agit pour le compte des agences hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, sauvées par le gouvernement américain pendant la crise des subprimes. RBS leur a vendu 32 milliards de dollars de titres adossés à des créances immobilières jugées douteuses. L’an dernier, Bank of America a réglé un litige similaire en payant un montant record de 16,7 milliards de dollars. Un an plus tôt, JPMorgan s’était acquitté de 13 milliards de dollars.
RBS est par ailleurs sous le coup d’une enquête pour la vente de titres hypothécaires qui pourrait déboucher sur une amende de 2 milliards de dollars d’ici à trois mois, selon un analyste de Sanford C. Bernstein. Elle figurait aussi parmi les six établissements condamnés en mai à payer 3,4 milliards de dollars pour la manipulation des taux de change, dans le cadre d’un accord à l’amiable avec les autorités américaines.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETI françaises trouvent leur salut à l’international
Le baromètre annuel de Bpifrance salue notamment la poursuite des investissements de transition et l’appropriation de l’IA par ce segment résilient d’entreprises. -
KNDS veut faire ses armes en Bourse sans mobilisation générale
Très attendue, la cotation du fabricant de chars franco-allemand devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Elle consistera uniquement en une cession de titres existants et les particuliers ne pourront pas y participer. -
L'ancien directeur financier de Pfizer rejoint Nike
David M. Denton rejoindra le fabricant sportif en tant que vice-président exécutif et directeur financier le 17 août prochain.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
DégelClimatisation : les zones d'ombre du plan du RN
Le RN veut faire de la climatisation sa réponse aux vagues de chaleur. Mais derrière le slogan, lancé depuis un an, le coût du dispositif, son périmètre exact et son financement font encore l'objet de discussions internes. Une conférence de presse est prévue début de semaine prochaine -
Présidentielle 2027Edouard Philippe en campagne au coin de la rue
Dans sa course à l'Elysée, le maire du Havre a décidé de prendre les chemins détournés. Il met en avant son écharpe tricolore plus que les trois années passées à Matignon. Ce qu'aucun de ses principaux concurrents ne peut faire -
Canicule : ces autorisations spéciales d'absence accordées à certains profs
Certains rectorats font preuve de souplesse pour les enseignants vulnérables aux chaleurs extrêmes