RBS poursuit ses efforts sur le chemin de la rédemption
RBS commence à récolter les fruits de ses efforts. La banque britannique détenue à 83% par l’Etat a enregistré une perte nette réduite à 1,15 milliard de livres (contre 1,8 milliard un an plus tôt) au troisième trimestre grâce à une hausse de 3,4% de ses revenus d’intérêts à 3,4 milliards et à une baisse de 40% des provisions sur créances douteuses à 1,95 milliard de livres. «Globalement, les résultats semblent meilleurs que prévu et la perte tirée d’activités non stratégiques est inférieure à nos prévisions», selon Joseph Dickerson, analyste d’Execution Noble. La banque a poursuivi son programme de cession d’actifs, avec 20 milliards d’actifs effacés de son bilan au troisième trimestre et le mouvement se poursuit, à un rythme plus soutenu que prévu.
Avec une perte de 132 millions de livres, le compte d’exploitation a été très fortement pénalisé par une charge de 858 millions de livres liée à la variation de la «fair value» de sa dette propre ainsi que par le paiement de 825 millions à l’Etat britannique au titre du programme de protection des actifs destiné à couvrir les établissements contre des pertes éventuelles sur leurs créances douteuses. Hors impact de la dette propre, le bénéfice d’exploitation a atteint 726 millions et la marge nette progresse de 2 points de pourcentage à 2,05%.
Alors que les activités banque de dépôt et banque commerciale restent solides, la banque d’investissement a particulièrement souffert d’une baisse des volumes de trading et de la volatilité du marché avec des revenus en baisse de 20% à 1,55 milliard de livres et un bénéfice en recul de 21% à 589 millions. Par ailleurs, RBS a chiffré le coût de la taxe bancaire britannique entre 225 à 250 millions de livres en 2011 et de 350 à 400 millions en 2012. Stephen Hester indique en outre que «les difficultés économiques, et leur impact notamment sur le niveau des taux d’intérêt, et les coûts des nouvelles réglementations auront un impact sur le rythme d’améliorations des résultats de la banque».
Avec un ratio de fonds propres «durs» (core tier one) à 10,2% fin septembre, la banque s’estime «bien positionnée pour satisfaire aux exigences des nouvelles règles de Bâle 3». En effet, elle considère que ces nouvelles règles devraient coûter 1 à 1,3 point à son ratio core tier one, une estimation en ligne avec celle de KBW.
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