RBS échapperait au démantèlement
Les perspectives de voir Royal Bank of Scotland, détenue à 82% par l’Etat, être scindée semble s’amenuiser. D’après Sky News, le chancelier de l’échiquier George Osborne pourrait privilégier la création d’une structure de défaisance interne, ou «bad bank». Le plan détaillé relatif à l’avenir de l’établissement devrait être parachevé en fin de semaine, après une étude de quatre mois menée par les conseils du gouvernement sur cette affaire, la banque d’investissement Rothschild et le gérant d’actifs BlackRock.
Toujours selon la chaîne britannique, le projet comprendrait, en dehors de la constitution de la bad bank, une réduction supplémentaire des activités de banque d’investissement de RBS, la vente de filiales et de certains actifs – dont les fruits viendraient renforcer la structure de capital de la banque – ainsi qu’une gestion plus musclée des créances douteuses, qui impliquerait des dépréciations supplémentaires. Le plan pourrait être annoncé par l’établissement lui-même le 1er novembre, le jour de la publication de ses comptes du troisième trimestre.
La structure de défaisance recevrait environ 40 milliards de livres d’actifs. «Ce montant représente le bas de la fourchette envisagée par l’étude et correspond à peu près à la taille de la division non stratégique de RBS», indique Sky News. Les actifs identifiés sont surtout constitués des prêts accordés par la filiale Ulster Bank et de portefeuilles de crédits à l’habitat. Parmi les filiales dont RBS pourrait se séparer, la chaîne cite la branche internationale du gérant de fortune Coutts et la banque de détail américaine Citizens, qui pourrait être introduite en Bourse dès 2014 (un an plus tôt que prévu).
Le montage n’exigerait pas la mise en place d’un véhicule indépendant contrôlé par l’Etat et ne nécessitera pas un vote des actionnaires dont le gouvernement serait exclu, en vertu des règles du marché actions britannique. Or, les principaux actionnaires privés de RBS s’opposent à l’idée d’une scission complète, jugée coûteuse et chronophage, et qui repousserait la vente de la participation de l’Etat dans RBS.
Si la scission n’était pas retenue, le gouvernement susciterait probablement les critiques de la Commission parlementaire sur les normes bancaires, qui a appelé à une solution radicale dans un rapport cette année. Il devra aussi compter avec l’opinion de UKFI, la structure qui gère la participation publique dans RBS.
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