RBS devra s’acquitter d’une facture salée à la suite de son bug informatique
Le bug informatique, lié à un nouveau logiciel de paiement, auquel est confronté Royal Bank of Scotland (RBS) constitue un nouveau coup dur pour la banque britannique. Alors que la plupart des 17 millions de clients ont été affectés, n’ayant pu retirer de l’argent ou ayant eu des problèmes concernant leurs virements automatiques, la facture s’annonce salée pour le groupe. La Banque d’Angleterre a par ailleurs indiqué que la FSA enquêterait sur l’incident.
La banque, dont les agences ont étendu leurs horaires d’ouverture, devra s’acquitter des frais liés aux heures supplémentaires réalisées par les salariés. Par ailleurs, RBS a dans ce contexte augmenté les plafonds de retrait de ses clients et les a exemptés de certains frais et charges. L’ensemble devrait se chiffrer en dizaines de milliers de livres, selon Gary Greenwood, analyste chez Shore Capital.
Pour autant, une facture en centaines de millions de livres n’est pas à exclure en intégrant les indemnisations, a poursuivi le professionnel, dans un email envoyé hier à ses clients. Ainsi, si seulement 1% des clients de la banque réclament 500 livres (626 euros), le coût global s’élèverait à environ 85 millions de livres, relève l’analyste. Sous réserve d’une résolution rapide du problème et de l’absence d’un scénario catastrophe, «cela devrait être gérable avec un coût de plusieurs dizaines de millions, peut-être 100 millions», estime un analyste chez Investec.
Stephen Estern, directeur général de RBS, a indiqué que ce problème informatique serait pris en compte lors du calcul des prochains bonus de la direction. Face à une polémique sur la rémunération des dirigeants de la banque, déficitaire et détenue à plus de 80% par l’Etat, Stephen Ester et Philip Hampton, président du groupe, avaient renoncé fin janvier à leurs bonus de respectivement 1 et 1,4 million de livres.
RBS, qui a par ailleurs déjà été condamnée en avril à verser un milliard d’euros dans le cadre de ventes abusives d’assurance emprunteur, doit aussi faire face à un risque de réputation. «Ce problème risque d’engendrer une perte de dépôts, à un moment où l’amélioration du ratio prêts sur dépôts est un objectif stratégique pour la banque», souligne un analyste. La banque avait annoncé le mois passé s’approcher d’un ratio de 100%, contre 154% en 2008.
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