Permanent TSB avance vers sa privatisation
Permanent TSB poursuit son redressement. Confirmant son projet de levée de capital annoncé le 11 mars dans le cadre du plan de restructuration consécutif à son échec aux stress tests européens, la banque irlandaise nationalisée il y a quatre ans a également annoncé mardi des objectifs financiers à horizon 2018.
Contrôlée par l’Etat à hauteur de 99,2% depuis son sauvetage en 2011, PTSB a précisé les modalités du plan de renforcement de son bilan de 525 millions d’euros, alors que son déficit en capital s’élevait à 855 millions d’euros à l’issue des stress tests. La banque prépare son introduction en Bourse à Londres, dont elle était sortie en 2011 ainsi qu'à Dublin. Elle entend lever en mai 400 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels, afin de rembourser une ligne d’obligations contingentes convertibles (CoCos) souscrites par le gouvernement en 2011. Ces obligations doivent être entièrement remboursées en 2016. Deutsche Bank et le courtier Davy ont été mandatés pour l’opération.
Une offre publique de vente doit permettre à la banque de faire entrer des investisseurs individuels à son capital, dont 0,8% est actuellement détenu par des minoritaires. L’Etat irlandais va rester majoritaire, à hauteur de 75% selon l’Irish Times. Par ailleurs, les 125 millions restants à lever proviendront d’une émission d’obligations convertibles en fonds propres.
PTSB entend se débarrasser de ses actifs non stratégiques (prêts immobiliers…) d’ici à mi-2016. Recentrée sur son activité de détail, la banque veut conserver des parts de marché comprises entre 13 et 17% sur les comptes courants, les dépôts et les crédits. Elle vise pour 2018 une marge nette d’intérêt d’environ 1,70%, contre 0,90% fin 2014, un retour sur fonds propres (RoE) d’environ 10%, et un ratio common equity tier one (CET1) supérieur à 11%.
En 2016, PTSB, qui a commencé à redresser ses comptes l’année dernière, prévoit de renouer avec les bénéfices. Elle est restée déficitaire à hauteur de 48 millions d’euros en 2014, mais affichait une perte de 668 millions en 2013. Ses activités stratégiques sont passées dans le vert l’an dernier, avec un bénéfice avant impôt de 5 millions d’euros, contre une perte de 694 millions l’année précédente.
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