NBNK Investments s’apprête à se lancer à l’assaut de la banque britannique Northern Rock
La bataille pour le contrôle du prêteur britannique Northern Rock, actuellement dans le giron de l’Etat, se précise. Selon la presse britannique de ce week-end, NBNK Investments a obtenu auprès de Northern Rock et de UK Financial Investments (UKFI), la structure qui gère les participations de l’Etat dans le secteur bancaire, l’autorisation de formuler une offre avant le 1er novembre. Cette interdiction avait été mise en place en raison du curriculum vitae de Gary Hoffman, le patron de NBNK Investments, qui a aussi été celui de Northern Rock jusqu’en novembre dernier. Northern Rock et l’UKFI ont décliné tout commentaire.
«C’est dans l’intérêt du contribuable que d’avoir autant de prétendants potentiels que possible», a justifié une source proche du dossier citée par Reuters, confirmant une information du Mail on Sunday. Gary Hoffman avait précédemment confié au Financial Times qu’il soumettrait une offre pour Northern Rock dans l'éventualité où on lui donnerait le feu vert. Sauvé par les contribuables en 2007, l'établissement a été scindé en deux parties. C’est la «good bank», regroupant les nouveaux prêts et les dépôts, qui se retrouve aujourd’hui sur le marché. La banque a indiqué en août qu’elle escomptait un retour à une situation bénéficiaire en 2012, une première depuis la crise financière.
NBNK Investments, véhicule fondé l’an dernier par Lord Levene, président tout juste sortant du marché tricentenaire de l’assurance Lloyd’s of London, se retrouverait ainsi en concurrence directe avec Virgin Money et le fonds de private equity JC Flowers, dont l’intérêt est largement évoqué. Londres, qui a donné le coup d’envoi formel au processus de vente en juin dernier, espère retirer 1 milliard de livres (1,14 milliard d’euros) de l’opération. L’intérêt pour NBNK Investments, qui s’est lancé dans une chasse aux actifs bancaires britanniques, serait de combiner Northern Rock avec les 632 agences Lloyds également mises en vente. Le véhicule a confirmé le mois dernier avoir soumis une offre de second tour pour ces actifs proposés à la vente sous l’injonction des autorités européennes. On estime la proposition de ce challenger potentiel du secteur bancaire britannique autour de 1,5 milliard de livres.
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