Natixis finalise un accord sur l’emploi qui exclut les départs contraints
Les filiales de Natixis SA doivent encore se prononcer sur le texte qui précède le plan stratégique du groupe BPCE, attendu en novembre
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Amélie Laurin
Donnant donnant. Après deux mois et demi de marathon révélé par L’Agefi, la direction de Natixis est parvenue à un accord global sur l’emploi, une première pour la filiale de BPCE. Le texte amendé a été approuvé lundi par le comité central d’entreprise de Natixis SA, en amont du plan stratégique de BPCE, qui sera dévoilé le 13 novembre selon une source proche.
«Nous avons obtenu l’essentiel: il n’y aura pas de départs contraints pendant trois ans et la direction a renoncé aux mobilités forcées, explique Francis Vergnaud, délégué syndical national SNB. En échange, l’entreprise dispose d’une boîte à outils pour préparer l’avenir, mais nous serons vigilants lors des futures négociations sur l’évolution des différents métiers du groupe».
Les syndicats majoritaires (SNB CFE-CFE, CFDT et CFTC) ont voté pour le texte, l’Unsa contre, et la CGT s’est abstenue. Les élus du personnel des filiales de Natixis (Asset Management, Intertitres, etc.) doivent encore être consultés, mais sans pouvoir opposer leur veto: la CFDT et la CFTC, qui pèsent 33% des voix ensemble, derrière le SNB (34%), ont déjà indiqué qu’elles signeraient le texte à l’échelle de Natixis intégré, c’est-à-dire l’ensemble du périmètre France hors participations financières (Coface,…) qui regroupait 11.900 personnes fin 2012.
Comme à la Société Générale, qui s’est dotée d’un dispositif similaire en début d’année, Natixis a codifié sa gestion des ressources humaines. Un train de mesures vise à favoriser l’emploi des jeunes et des seniors, mais le texte prévoit surtout les conditions des futurs plans de départ volontaires. Les indemnités individuelles seront par exemple plafonnées à 7 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 259.000 euros, bien loin des abus de 2009, après le sauvetage de Natixis.
Le Journal du Dimanche évoquait cet été la suppression prochaine de 500 à 700 postes. Natixis n’a pas fait de commentaires, mais la fourchette avancée correspond peu ou prou à son contingent annuel de départs naturels (retraites, démissions, ruptures conventionnelles) : son taux de turn-over, de 6% en 2012, avoisine 5% cette année selon une source proche. En favorisant également les reconversions professionnelles ou les congés de fin de carrière, Natixis espère piloter plus finement sa masse salariale. Au-delà de la question des effectifs, des restructurations sont d’ores et déjà attendues dans les métiers titres et les activités de marchés actions.
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