Munich Re affiche sa confiance pour les années à venir
Le réassureur anticipe un revenu en très légère baisse en 2013, à trois milliards d’euros. Cet optimisme a surpris les analystes
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Antoine Landrot
Les résultats préliminaires de Munich Re publiés le 5 février dernier, légèrement supérieurs aux attentes des analystes, avaient donné un avant-goût de la bonne santé du réassureur allemand. Après avoir confirmé un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros en 2012 (et un dividende augmenté à 7 euros par action), ses dirigeants ont maintenu l’orientation positive des comptes en annonçant un objectif de résultat proche de trois milliards d’euros pour l’année 2013: entre 2,3 et 2,5 milliards d’euros pour l’activité de réassurance et entre 400 et 500 millions dans l’assurance primaire.
Ce montant implique donc un recul de 6% par rapport au précédent exercice. Mais 2012, du fait de son taux de sinistralité inhabituellement faible, constitue une base de comparaison défavorable: les pertes liés aux catastrophes naturelles ont coûté 1,3 milliard d’euros, contre 4,5 milliards en 2011. En outre, la stabilité des prix dans la réassurance associée au recul des rendements obligataires tirent les revenus vers le bas, une tendance que Munich Re combat en investissant dans secteurs générateurs de revenus, comme les énergies renouvelables et les technologies, à l’instar de certains de ses concurrents.
Toutefois, la prévision pour 2013 dépasse à nouveau les anticipations des analystes, lesquels tablaient sur un bénéfice de 2,8 milliards d’euros, selon le consensus établi par Thomson Reuters.
Les dirigeants de Munich Re prévoient une stabilité des revenus entre 2012 et 2013: le montant brut encaissé des primes devrait être compris entre 50 et 52 milliards d’euros cette année, contre 52 milliards en 2012 (en hausse de 5% par rapport à 2011). La majeure partie des revenus devrait provenir de l’activité de réassurance (27-28 milliards d’euros), à un niveau proche de celui de 2012 (28,2 milliards). L’activité d’assurance devrait générer un peu plus de 18,5 milliards d’euros de primes, comme l’année dernière.
En outre, les dirigeants attendent une nouvelle progression du résultat en 2014. «Même si la compression des finances publiques et le niveau de chômage élevé provoqueront un ralentissement économique dans de nombreux pays industrialisés, nous demeurons optimistes pour notre activité», confirme Nikolaus von Bomhard, directeur général de Munich Re. Cette orientation se reflète dans le cours de Bourse de la société, lequel a progressé d’un tiers depuis un an.
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