Monte Paschi se donne quatre ans pour retrouver indépendance et crédibilité
Le plan de redressement présenté hier vise une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros en 2014 et un résultat net de 900 millions en 2017
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Sous la pression de Bruxelles, qui doit donner sa bénédiction à l’aide publique de 4,1 milliards d’euros reçue durant la crise, Banca Monte dei Paschi di Siena a levé le voile sur un nouveau plan de redressement à horizon 2017 approuvé hier par son conseil d’administration. De quoi, espèrent ses dirigeants, convaincre le Commissaire à la concurrence Joaquin Almunia d’ici à la présentation des résultats trimestriels le 14 novembre prochain, où le plan sera détaillé.
Alors que Monte Paschi reste frappée par des scandales financiers liés au rachat d’Antonveneta et à des opérations sur produits dérivés, l’épée de Damoclès menaçant la banque est celle de la nationalisation, les instruments financiers de l’aide publique devant être convertis en capital faute d’approbation par la Commission européenne. La banque toscane a confirmé hier qu’elle entendait concrétiser l’an prochain une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros, sous la houlette d’UBS et de Linklaters, ce qui lui permettrait de rembourser en 2014 déjà 3 milliards d’aide publique. Le solde de 1,1 milliard serait restitué progressivement sur les trois exercices suivants.
Le plan stratégique remplace celui courant de 2012 à 2015, dont les dirigeants n’ont pas manqué hier de souligner l’avancement conforme au calendrier. Le plan 2013-2017 vise particulièrement un bénéfice net annuel voisin de 900 millions d’euros (voire bien davantage si l’environnement macro-économique se révèle porteur) pour un rendement des actifs tangibles (RoTE) de 9%, contre 600 millions et 7% pour le précédent plan. L’objectif de coefficient d’exploitation avec deux exercices supplémentaires est porté de 58,5 à 50,0%, misant entre 2012 et 2017 sur une hausse annuelle moyenne des revenus de 0,8% et sur un recul des charges de 4,8%.
Dans ce cadre, l’objectif de fermeture de 400 agences du plan antérieur a déjà été atteint à fin septembre, la banque visant désormais 150 fermetures supplémentaires. La rémunération des dirigeants sera plafonnée à 500.000 euros, et alors que 2.700 postes ont déjà été supprimés depuis l’an dernier, l’objectif est porté à 8.000 suppressions d’ici à fin 2017 (à 23.100 salariés) contre 4.640 à fin 2015.
L’objectif de réduction des «autres dépenses administratives» est gonflé de 285 à 440 millions d’euros. Monte Paschi s’est en outre engagé à réduire de 6 milliards d’euros à 17 milliards d’ici à fin 2017 son portefeuille de dette souveraine italienne.
Le géant de l'optique a révélé des résultats supérieurs aux attentes en dépit d'un chiffre d'affaires légèrement décevant. L'engouement pour ses lunettes connectées se poursuit.
La griffe italienne a vu ses ventes baisser de 2% en organique au deuxième trimestre, alors que le consensus craignait un recul plus marqué. Le groupe de luxe estime avoir passé un point d'inflexion pour ses activités et maintient l'objectif d'un retour à la croissance pour l'ensemble 2026.
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
Les jeunes Horizons présidés par Marine Cazard laissent place à deux mouvements distincts, a appris l'Opinion. L'un rassemblera les étudiants, l'autre les jeunes actifs avec quatre valeurs en étendard : l'écologie, le féminisme, le souverainisme et le libéralisme. L'objectif pour Edouard Philippe est de combler son retard sur Marine Le Pen dans cet électorat
Face aux incendies qui ravagent la Gironde, Emmanuel Macron promet une « forêt différente » mais la politique erratique de l'Etat et les désaccords entre scientifiques et propriétaires forestiers sont sources de tensions
Tandis que des incendies de forêt incontrôlables ravagent le Sud-Ouest, le gouvernement exhume les dispositifs d'urgence sanitaire de 2020 pour aider les entreprises et les salariés