Malakoff Médéric reste à l’affût d’autres opérations de rapprochement

Candidat malheureux à une union avec Réunica, le groupe de protection sociale juge «intéressant» le dossier de La Mutuelle Générale
Thomas Carlat

Malakoff Médéric a repris sa marche en avant. Après un exercice 2011 marqué par un repli de ses bénéfices de 17 % sous l’effet de la crise grecque, le groupe de protection sociale a dégagé l’an dernier un résultat net de 192 millions d’euros en assurances de personnes, en progression de 15 %. «Nous avons réalisé une très bonne année 2012, a déclaré à L’Agefi Guillaume Sarkozy, son délégué général. Nous pouvons encore faire mieux».

De fait, la rentabilité des fonds propres (RoE) ressort modestement à 5,6 %. «Nous devons aller encore plus loin, avance Guillaume Sarkozy. Notre conseil d’administration souhaite que nous allions à 5 ou 6 points au-delà du taux sans risque, soit un RoE de 7% à 8% en trois ou quatre ans.»

En attendant, le groupe paritaire a enregistré un solide exercice sur le plan commercial. Son chiffre d’affaires a connu une croissance de 2,3 % pour s’élever à 3,33 milliards d’euros. Un dynamisme porté par ses activités en santé, dont les revenus ont progressé de 4,2 % à 1,55 milliard, et en épargne retraite, qui affiche 322 millions de chiffres d’affaires (+9,5 %). «Nous avons réalisé une production (brute, ndlr) de 286 millions d’euros, un niveau qui n’avait jamais été aussi important, précise le dirigeant. Toutefois, on doit pouvoir aller plus loin en santé.»

Pour accélérer son développement sur le terrain de la santé, Malakoff Médéric met la dernière main au plan de déploiement de son réseau de boutiques dédiées. «Nous sommes à la fin du processus et nous compterons 26 boutiques fin 2013, indique Guillaume Sarkozy. Nous sommes en ligne avec notre plan d’activité.»

L’exercice 2012 a surtout été l’occasion pour Malakoff Médéric de renforcer sa solidité financière. Ses fonds propres ont augmenté de 6 %, à 3,6 milliards d’euros, tandis que sa marge de solvabilité est passée de 360 % à 490 % en l’espace d’un an. «Nous ne voulons pas dégrader nos capitaux propres que nous entendons préserver afin de préparer l’avenir», indique Guillaume Sarkozy.

Un avenir qui s’écrira sans Réunica, le groupe paritaire ayant décidé en mars d’unir son destin à celui d’AG2R La Mondiale. Toutefois, Malakoff Médéric reste à l’affût d’autres opérations de rapprochement. «Tout le monde parle avec tout le monde», note Guillaume Sarkozy. A ce titre, La Mutuelle Générale, en quête de partenaire, ne le laisse pas insensible. «Ce dossier est intéressant pour Malakoff Médéric», conclut sobrement le dirigeant.

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