Malakoff Médéric et la CNP peinent à concrétiser leur société commune
Les revers s’accumulent pour Malakoff Médéric et CNP Assurances, dans le cadre de leur projet de constitution d’une société commune dans le domaine de l’épargne retraite et de l’épargne salariale. L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a en effet bloqué le projet, qui, après un premier report, devait se concrétiser d’ici la fin de l’année.
«Nous constatons (…) que l’Autorité de contrôle prudentiel n’a pas agréé en l’état le transfert dans la société commune de certains portefeuilles. La levée des conditions suspensives ne peut donc pas être réalisée avant la fin de l’année 2010. De ce fait, les transferts de portefeuilles et de personnels ne sont désormais plus possibles au 1er janvier 2011», ont indiqué Gilles Benoist, directeur général de la CNP et Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric, dans un message interne.
Le blocage provient notamment d’un portefeuille, représentant 500 millions d’euros, apporté par Quatrem, filiale de Malakoff Médéric spécialisée dans les contrats collectifs. L’ACP a jugé ce portefeuille insuffisamment provisionné, ce qui oblige les deux groupes à refondre leur projet commun. Malakoff Médéric et la CNP entendent en effet maintenir une parité de 50-50 dans cette coentreprise, qui devait être dotée de 6 milliards d’euros d’actifs.
Le calendrier joue par ailleurs en défaveur des deux groupes, qui vont devoir procéder à de nouvelles valorisations basées sur les comptes de l’exercice 2010. Malakoff Médéric et la CNP vont également devoir reprendre leur consultations internes. «Les conseils d’administration seront prochainement saisis et les comités d’entreprise informés», indiquent Gilles Benoist et Guillaume Sarkozy dans leur message tout en réitérant «leur souhait de poursuivre ce partenariat dont l’intérêt stratégique demeure».
La décision de l’ACP constitue un nouveau coup dur pour les deux groupes, dont le projet, initialement prévu pour début 2010, avait été reporté une première fois fin 2009. Les blocages étaient alors liés aux conditions de sortie de MMA dans Quatrem, dont l’assureur mutualiste détenait 20%, ainsi qu’à des questions de gouvernance au sein de la future société commune entre Malakoff Médéric et la CNP.
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