Lloyds Banking Group poursuit sa cure d’amaigrissement
Lloyds Banking Group (LBG) garde le rythme de ses cessions. Après avoir vendu sa banque privée internationale au suisse UBP mercredi dernier et le gérant St James’ Place la semaine précédente, l’établissement britannique a annoncé vendredi la vente d’un portefeuille de créances hypothécaires résidentielles titrisées (RMBS) pour 3,3 milliards de livres sterling (3,86 milliards d’euros).
La valeur comptable de la totalité des titres atteignant 2,7 milliards, l’opération permet à LBG d’encaisser une plus-value imposable de 540 millions, indique la banque. Le fonds de pension de la banque, Lloyds TSB Group Pension Trust n°1 Ltd, en a profité pour vendre également sa part du portefeuille (qui se monte à 805 millions de livres); il réalise un bénéfice avant impôt de 360 millions. Cette somme viendra réduire le déficit du fonds. Parmi les acquéreurs, Goldman Sachs a acquis pour 200 millions de livres, près de 170 million de livres de RMBS.
Au-delà de ses effets comptables, l’opération renforce les fonds propres de la banque. «En prenant en compte les plus-values, la réduction consécutive des actifs pondérés du risque et la réduction du déficit du fonds de pension, l’opération devrait accroître notre ratio de fonds propres durs common equity tier one (CET1) de 47 points de base (pb) sous Bâle 3, équivalent à 1,4 milliard de livres», explique LBG dans son communiqué.
«Suite aux déclarations de la Prudential Regulation Authority sur la solvabilité, le groupe a vendu ses parts dans St James’ Place et ce portefeuille, renforçant ses fonds propres de 63 pb au total. Cela porte son ratio au premier trimestre pro forma à 8,7%, ce qui le place en bonne position pour atteindre son objectif de ratio de 10% en 2014 avec près d’un an d’avance», commentent les analystes de Credit Suisse.
Cet objectif a conduit le groupe à céder ses actifs non stratégiques. En outre, LBG est fortement incité par le régulateur et les autorités à financer en priorité l’économie et les ménages britanniques. Sauvé par l’intervention du gouvernement britannique au plus fort de la crise dans la foulée de l’absorption d’Halifax Bank of Scotland, à deux doigts de la faillite, LBG est toujours détenu à 39% par l’Etat.
La banque a déjà vendu 6,3 milliards de livres d’actifs au premier trimestre cette année et entend réduire son solde d’actifs non stratégiques sous les 70 milliards à la fin de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
«Le portage constitue une source importante de performance sur le crédit»
Thomas Brulat Aulan, directeur de la gestion taux actifs listés chez Sienna -
«Au sein de l’Europe continentale, nous privilégions notamment les actions allemandes»
Matthieu Barrière, responsable de l’allocation d’actifs chez ODDO BHF AM. -
«Des phases de consolidation pourraient offrir des occasions de renforcer une exposition sur le yen»
Michaël Nizard, responsable de la gestion multi-asset et overlay chez Edmond de Rothschild AM.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Le Royaume-Uni d'Andy Burnham face à trois visions du Brexit
Alors que le congrès des travaillistes s’est ouvert ce dimanche, les think tanks pro-UE font pression pour approfondir les relations avec les Européens, face à un Premier ministre qui se montre prudent. -
Tribune libreCatastrophes naturelles : jouer collectif pour la prévention
Face au coût abyssal des canicules et des incendies estivaux, la France doit doper sa stratégie d'anticipation en s'inspirant du modèle public-privé des indemnisations -
Dilemme du prisonnierCensurer Lecornu en laissant Marine Le Pen sauver le budget : les calculs risqués des députés PS
Dès lors que la candidate du RN dit préférer un « budget imparfait » au chaos qu’entraînerait la chute du gouvernement, les socialistes n’ont plus aucune raison d’endosser des mesures d’économie, forcément impopulaires, a fortiori dans un contexte de primaire