Lloyds Banking Group est sous perfusion des autorités britanniques
Lloyds fait face à un problème structurel majeur dans le financement de son bilan. Telle est l’une des conclusions du bureau d’études Credit Suisse dans une note de recherche sur les banques britanniques. Avec un ratio prêts sur dépôts (loan to deposit ratio) de 178 %, contre moins de 145 % pour les autres principales banques nationales, le groupe issu de la fusion de Lloyds TSB et HBOS présente un risque de refinancement sur les trois prochaines années et se retrouve relativement mal positionné face à une révision des niveaux de liquidité requis.
La solution consisterait pour la banque à accroître d’environ 150 milliards de livres ses dépôts ou financement de marché à très long terme, afin de réduire ce ratio à 125 %. « Un ratio qui permettrait à Lloyds de disposer de suffisamment de liquidités pour acheter des emprunts d’Etat et porter ces ratios de financement à des niveaux adéquats », indique Credit Suisse.
Mais la croissance des dépôts des ménages a chuté à 4 % contre 8 % sur la période 2000-2007, et augmenter voire conserver son niveau de dépôts peut se révéler une opération chère en raison de la concurrence. Plusieurs comptes sur livret proposés dans le réseau du groupe offrent déjà des rémunérations de 1,2 % à 2 % supérieures au taux de marché.
L’une des autres inquiétudes de Credit Suisse repose sur la forte dépendance de Lloyds au financement de marché, aujourd’hui assuré par les autorités, par rapport à ses pairs. De 140 milliards de livres actuellement, le montant des liquidités injectées par la Banque d’Angleterre pourrait atteindre 200 milliards d’ici 2010, selon les estimations du bureau d'étude.
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